‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 135 sur 306 · I. Voyez p · texte numérisé non relu

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Racine. La même édition des OEm-res de Nicolas Despiéaux donne aussi les deux Réponses à la première lettre de Racine, l'une à la page 148, l'autre à la page 171 du même tome. La seconde lettre de Racine a été réimprimée deux ans après dans les Mémoires de Trévoux (mars 1724, P- 474)- Jean-Baptiste Rousseau, dans sa lettre à Brossette du 4 décembre 17 18, écrivait que depuis dix ans il la possédait manuscrite, l'ayant copiée lui-même sur l'original écrit de la main de l'auteur, lequel original, ajoutait-il, «t étoit entre les mains d'un vieux Port-Royaliste de ses amis et des miens, appelé M. de Junquière. »

Parmi les éditions des Œuvres de Racine , la première qui renferme les quatre pièces relatives à la querelle du jeune poëte avec Nicole est celle qui a été publiée cV Paris par la Compagnie des Libraires, M. DCC. XXVIII. Les deux lettres de Racine, et celles de du Bois et de Barbier d'Aucour y sont au tome I, p. xxvi-Lxxxvi. L'édition de 1722 (Amsterdam) avait déjà donné la première lettre de Racine.

Jean-Baptisle Racine regrettait la publication d'écrits que l'auteur lui-même aurait voulu anéantir ; il se proposait de les exclure de l'édition qu'il préparait des OEuvres de son père, ainsi qu'on le voit par ce fragment ai Avertissement que les éditeurs de 1807 nous ont conservé, dans leur tome VI, p. 74 et 75 : « Ces deux lettres, dit Jean-Baptiste Racine, ont depuis été publiées dans les OEuvres de M. Despréaux , je ne sais pas trop à quel titre, car on ne pouvoit les mettre en un endroit où elles fussent plus déplacées, et ensuite dans la dernière édition des OEuvres de mon père; mais le public doit être bien persuadé que je n'y ai aucune part, non plus qu'à toutes les autres pièces qu'on y a fourrées,... et j'espère aussi que, bien loin de me savoir mauvais gré de ce que je ne lui donne pas ici la Préface en question, il me pardonnera mon scrupule et n'exigera jamais rien de moi qui puisse aller contre le respect dû à la mémoire d'un père que l'amitié me rendra toujours présent, tout mort qu'il est. Quelque chose qu'on me dise, et quelques raisons qu'on puisse m'alléguer, jamais je ne consentirai à régaler le public du sujet de ses larmes. » La Préface dont parle ici Jean-Baptiste Racine, et qui devait être placée en tête des deux lettres, a été publiée pour la première fois

dans les OEuvres du poète par les éditeurs de 1807. Elle aurait pu y trouver place plus tôt; car le manuscrit, qui est de la main de Racine lui-même, se trouvait à la bibliothèque du Roi depuis 1736; il y avait été déposé par Louis Racine, qui dans ses Mémoires en avait déjà inséré quelques fragments*. Il est aujouid'hui encore parmi les manuscrits de cette même bibliothèque, et nous en avons fait usage pour assurer l'exactitude de notre texte. Il est fort heureux que Louis Racine n'ait pas cru devoir supprimer cette préface, et qu'en la donnant à une bibliothèque publique , il l'ait désignée aux futurs éditeurs. Les scrupules de son frère, exprimés d'une manière touchante, méritent toute approbation, dès qu'il s'agissait d'une édition donnée par lui-même. Mais tout le monde n'avait pas les mêmes devoirs que lui ; et nous ne croyons pas qu'on ail commis une blâmable indiscrétion, lorsqu'on a pour la première fois publié sous le nom de Racine des lettres et une préface si dignes d'être conservées, à moitié connues déjà, et qui n'offensaient plus aucune personne vivante II va sans dire qu'aujourd'hui le respect de la mémoire de Racine commande encore bien moins qu'on les retranche de ses OEuvres; d'Olivet disait très-bien dans sa Lettre à Falincuur^ : «. Les monuments de cette querelle étant publics , et méritant de passer à la dernière postérité , c'est à tort , permettez-moi de vous le dire, que nous en voudrions effacer le souvenir. Car je ne sais , Monsieur, si nous avons rien de mieux écrit, rien de plus ingénieux en notre langue que sa première lettre, qui s'adresse à l'auteur des Visionnaires ; et quoique la seconde , qui s'adresse à MM. du Rois et d'Aucour, ne soit pas tout à fait d'une égale force, il faut avouer que si nous avions en ce genre dix-huit lettres de !M. Racine, nous pourrions dire de lui et de M. Pascal ce qu on a dit de Démosthène et de Cicéron : <t Demosthenes tibi {JMarce Tulli) praeripuit ne esses pri- « mus orator : tu illi, ne solus. (Saint Jérôme.) »

Nous avons trouvé dans le Recueil Thoisy , que possède la Ribliothèque impériale (tome XI, Matières ecclésiastiques, p. 266), une lettre que ce Recueil a. ioinie à celles de Racine, de

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