Dans l'édition de 1807 : « et me promirent
celles qu'ils nous donnoient * tous les jours avec des Murets et les jésuites.
Mais je vois bien que ces bons solitaires sont aussi sensibles que les gens du monde ; qu'ils ne souffrent volontiers que les mortifications qu'ils se sont imposées à euxmêmes; et qu'ils ne sont pas si fort occupés au bien commun de l'Eglise, qu'ils ne songent de temps en temps aux petits déplaisirs qui les regardent en particulier. Ils ont publié, depuis huit jours, un recueil de toutes leurs Visionnaires^ imprimé en Hollande^. Ce n'est pas qu'on leur demandât cette seconde édition avec beaucoup d'empressement. La première, quoique défendue, n'a pas encore été débitée à Paris. Mais l'auteur s'est imaginé peut-être qu'on liroit plus volontiers en deux volumes des lettres qu'on u avoitpas voulu lire en deux feuilles. 11 a eu soin de les faire imprimer en même caractère que les dixhuit LeW'es proi>inciaIes, comme il avoit eu soin de les pousser jusqu'à la dix-huitième, sans nécessité, et il avoit impatience de servir de seconde partie à M. Pascal.
11 dit déjà, dans lune de ses préfaces, c^e quelques personnes ont voulu égaler ses lettres aux Provinciales^ . Il leur répond modestement, à la vérité ; mais on trouve qu'il y avoit plus de modestie à lui, et même plus de bon sens, de ne point du tout parler de cette objection, qui apparemment ne lui avoit été faite que par lui-même. On voit peu de fondement à cette ressemblance affectée ; et l'on commence à dire que la seconde partie de M. Pascal sera aussi peu lue que la Suite du Ciel et le Supplément de Virgile*.