‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 217 sur 306 · Dans l'édition de 1767 : « elle se sentoit · texte numérisé non relu

Dans l'édition de 1767 : « elle se sentoit

2. L'une d'elles, l'aînée, était appelée Mme de Luynes ; l'autre, Mme d'Albert. Elles devinrent toutes deux religieuses dans l'abbaye de Jouarre. Il y avait aussi alors à Port-Royal une troisième fille du duc de Luynes, Mlle de Chars, qui se maria.

3. Gabrielle de Bagnols, qui avait été confiée à la Mère Angélique dés l'âge de cinq ans. Elle était fille de Guillaume du Gué de Bagnols. Elle mourut en iTiSfï, .^gée de quarante-quatre ans, et fut enterrée à Port-Royal des Champs.

DE PORT-ROYAL. Sog

mains avec tant de marques de constance, que Mme de Chevreuse, qui venoit quérir Mlles de Luyncs, ne put s'empêcher de lui faire compliment sur son grand courage, «t Madame, lui dit la Mère * d'un ton qui acheva de la remplir d'admiration, tandis que Dieu sera Dieu, j'espérerai en lui, et je ne perdrai point courage^. » Ensuite, s'adressant à Mlle de Luynes l'aînée, qui fondoit en larmes : « Allez, ma fdle, lui dit-elle, espérez en Dieu, et mettez en lui votre confiance. Nous nous reverrons ailleurs, où il ne sera plus au pouvoir des hommes de nous séparer. »

Mais dans tous ces combats de la foi et de la nature, à mesure que la foi prenoit le dessus, à mesure aussi la nature tomboit dans l'accablement ; et l'on s'aperçut bientôt que sa santé dépérissoit à vue d'œil. Ajoutez à tous ces déchirements de cœur le mouvement continuel qu'il falloit qu'elle se donnât dans ce temps de trouble et d'agitation, étant obligée à toute heure, tantôt d'aller au parloir, tantôt d'écrire des letties, soit pour demander conseil, soit pour en donner. Il n'y avoit point de jour qu'elle ne reçût des lettres des Religieuses des Champs, chez qui il se passoit les mêmes choses qu'à Paris, et qui n'avoient recours qu'à elle dans tout ce qui leur airivoit. Elle étoit de toutes les processions qu'on faisoit alors pour implorer la miséricorde de Dieu. La dernière où elle assista, ce fut à celle que l'on fit^ pour les sept novices, afin qu'il plût à Dieu d'exaucer les prières qu'elles lui faisoient pour demeurer dans la maison. On lui donna à porter une relique de la vraie croix, et elle y alla nu-

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