Le 20 août
5. Dans l'édition de 1767 : a à ce qu'on appelle en France les opiuious ullramonlaines. :o •
propositions moins exorbitantes, à la vérité, que celle du collège de Clermont, mais qui étoient contraires aux libertés de l'Eglise gallicane, et qui, en donnant au Pape une autorité souveraine sur FEglise, établissoient son infaillibilité, et détruiroient ' la nécessité des conciles, le Parlement prit cette occasion d'agir. Il manda le syndic de la Faculté qui avoit signé la thèse, le bachelier qui la devoit soutenir, et le docteur qui y devoit présider; et après leur avoir fait les réprimandes qu'ds méritoient, donna un arrêt par lequel la thèse étoit supprimée, avec défense d'enseigner, lire et soutenir dans les écoles et ailleurs aucune proposition de cette nature; et il étoit ordonné que cet arrêt seroit lu en pleine assemblée de la Faculté, et inséré dans ses registres. A peine il" venoit d'être rendu, qu'on eut avis d'une autre thèse à peu près semblable, qui avoit été soutenue au collège des Bernardins^, signée encore du même syndic de la Faculté. Le Parlement donna un second arrêt plus sévère que le premier contre le répondant et contre le président*; et par cet arrêt le svndic fut suspendu pour six mois des fonctions de son syndicat. Ce syndic étoit le docteur Grandm ■", fameux moliniste, et qui avoit eu la principale part à tout ce qui s'étoit fait en Sorbonne contre M. Arnauld. Lui et les autres partisans des jésuites souffrirent beaucoup de voir ainsi attaquer la doctrine de l'infaillibilité, qui étoit leur doctrine favorite. Ils firent même, quoique inutilement, plusieurs efforts pour empêcher la Faculté d'enregistrer ces arrêts. Mais la plus saine partie des