Dans l'édition de i~^~ : " et l'un deux
empêcher l'Université de cette ville de les recevoir. Quelque remontrance que le recteur lui pût faire, il persista toujours dans son opposition ; et il est marqué au bas de l'acte d'enregistrement, que le P. Gamin a refusé de le signer * .
Ce jésuite ne faisoit que suivre en cela ^ l'esprit de sa Compagnie. Car dans le même temps que Ton prenoit en France ces précautions contre les entreprises des ultramontains, les jésuites du collège de Clermont, à l'occasion d'une thèse de mathématique, soutinrent publiquement une proposition où ils donnoient en quelque sorte au tribunal de l'Inquisition la même infaillibilité qu'ils avoient donnée au Pape dans leur thèse du .... décembre 1661 ^; et ce qu'il y eut de singulier, c'est qu'ils firent soutenir cette dernière thèse par le fils de M. de Lamoignon, premier président. La proposition fut aussitôt déférée à la Faculté, qui se préparoit à la condamner ; mais le premier président, pour ne pas vraisemblablement voir flétrir une thèse que son fils avoit soutenue, empêcha la censure, et fit donner, sur la requête du syndic, un arrêt qui imposoit silence à la Faculté.
Pendant que ces choses se passoient, il y avoit eu un projet d'accommodement pour terminer la querelle* du
I. On peut, sur le P. Caiiiin, voir la quatrième Imaginaire de Nicole, p. 124-135 (édition in-12 des Imaginaires , 1667). H y est dit à la page i34 : « Il prit fantaisie à l'Université de Bordeaux de faire signer, il y a quelque temps, à tous les membres qui la composent, entre lesquels est le P. Gamin, les articles de la Sorbonne, envoyés par le Roi à tous les parlements de France.... On les présenta donc au P. Gamin, mais il refusa généreusement de les signer, et les choses en demeurèrent là , quelque plainte qu'en ait faite l'Université. »
1. Dans l'édition de 1767 : a ne faisoit en cela que suivre. »
3. La même édition porte : « dans leur thèse du mois de décembre 166 1 ; B et un peu plus loin : « c'est qu'ils la firent soutenir par le fils, etc. »