‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 242 sur 306 · Dans l'édition de 1767 : « l'affaire et la querelle · texte numérisé non relu

Dans l'édition de 1767 : « l'affaire et la querelle

538 ABRÉGÉ DK L'HISTOIRE

jansénisme. Les premières propositions en furent jetées par le P. Ferrier, jésuite de Toulouse \ Ce jésuite, liomme très-fin, et qui songeoit à se faire connoître ù la cour, crut n'y pouvoir mieux réussir^ qu'en se mêlant d'une querelle si célèbre. Il le fit trouver bon au P. Annat, qui avoit une grande idée de lui, et qui ne croyoit pas que la cause des jésuites put péricliter en de si bonnes mains. Le P. Ferrier donc s'adressa ^ à M. de Choiseul , évêque de Cominges, et s'ofiPrit d'entrer en conférence avec les défenseurs de Jansénius sur les moyens de donner la paix à l'Eglise. Ce prélat en écrivit aussitôt à M. Arnauld. Quelque défiance que ce docteur et les autres théologiens qui étoient dans la même cause eussent de la bonne foi de ces Pères, dans l'envie néanmoins d'assurer la paix de l'Église, ils offrirent de conférer, à condition qu'il ne seroit point fait mention du Formulaire, et qu'on n'exigeroit rien d'eux dont leur conscience put être blessée. Le P. Ferrier parut approuver cette condition; et bientôt après Monsieur de Cominges reçut ordre du Roi de se transporter à Paris, où le P. Ferrier s'étoit déjàrendu.La Lane et Girard", deux célèbres docteurs, se trouvèrent aux conférences, au nom des défenseurs de Jansénius, et le P. Ferrier au nom des jésuites. Ces deux docteurs présentèrent cinq

1. Jean Ferrier, qui devint confesseur du Roi en 1670, et mourut en 1674. {Note de rédition de 1807.)

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