Dans la même édition : « Le P. Ferrier s'adressa donc
4. Dans la même édition : « MM. la Lane et Girard. » — L'abbé de la Lane était docteur, et Claude Girard licencié de la Faculté de Paris. « Leur déclaration (dit une note de l'édition de 1807}, présentée au Roi par l'évéque de Cominges, est du 24 septembre i663. » Ils avaient été, dans ces conférences entre les deux partis, les représentants d'Arnauld, de Singlin, de M. de Barcos, qui n'avaient pas voulu proliter de la permission d'y paraître eux-mêmes, et de sortir de la retraite où ils se trouvaient alors cachés.
DE PORT-ROYAL. SSg
articles, qui contenoieut toute leur doctrine sur la matière des cinq Propositions. Ce sont ces mêmes articles que les docteurs de Louvaiu ont encore, depuis quelques années, présentés au Pape, et qui ont eu l'approbation de toute l'Eglise. Le P. Ferrier n'osa pas nier qu'ils ne fussent très-catholiques, bien que très-opposés à la doctrine de Molina , disant qu'il importoit peu à l'Eglise que ses enfants fussent de^ l'opinion des thomistes' ou de celle des jésuites. Il y eut seulement un endroit de l'un de ces articles où il souhaita quelque adoucissement, qui lui fut aussitôt accordé. Ainsi ^ tout le monde convenant sur la doctrine *, l'évêque de Cominges jugea l'affaire terminée", et il le fit ainsi entendre au Roi. IMais le P. Ferrier, qui, comme nous avons dit, ne pensoit à rien moins qu'à un accommodement®, trouva bientôt moyen de le rompre, et, contre la parole donnée, déclara qu'il falloit encore convenir que la doctrine condamnée dans les cinq Propositions étoit celle de Jansénius'. On eut