Après non^ il y a dans le manuscrit : seulement^ effacé
5. Dans l'édition de 1767 : « de foi humaine que de foi divùie. h
6. Boileau avait d'abord écrit : a et qui v paroissoient le plus o|)posées, c'étoit mémo — » — Dans l'édition de i7'>7 : étaient, au lieu de : c était.
de Port-Royal , persuadées qu'il ne falloit point biaiser avec Dieu, et qu'on ne pouvoit trop nettement dire sa pensée. L'Archevêque se flattoit pourtant de les réduire. Aussitôt^ après la publication de son ordonnance, ils'étoit transporté lui-même chez elles ^, et n'avoit rien oublié', tant que dura sa visite, pour les engager à se soumettre à son mandement sur le Formulan'e.
Sa première entrée dans cette maison fut fort pacifique \ Il en admira la régularité; et non content d'en témoigner sa satisfaction de vive voix, il le fit même par un acte signé de sa main. En un mot, il déclara aux Religieuses qu'il ne trouvoit à redii^e en elles que le refus qu'elles faisoient de signer le Formulaire ; et sur ce qu'elles lui représentèrent que ce refus n'étoit fondé que sur la crainte qu'elles avoient de mentir à Dieu et à l'Eglise, en attestant un fait dont elles n'avoient aucune connoissance, il leur répéta " plusieurs fois une chose qu'il s'est bien repenti de leur avoir dite : c'est à savoir ® qu'elles feroient un fort grand péché de signer ce fait, si elles ne le croyoient point ; mais qu'elles étoient obligées d'en avoir la créance humaine, qu'il exigeoit par son mandement. Là-dessus il les quitta, en leur disant qu'il leur accordoit un mois pour faire leurs réflexions, et pour profiter des
1. L'édition de 176- u'a pas de ponctuation avant « aussitôt. »