Première leçon : a. il leur dit et leur répéta
6. Il \ avait d'abord : a qui est. » Racine a écrit au-dessus de ces mots : « c'est à savoir, i sans effacer </iii est.
548 ABREGE DE LHISIOIRE
:nis de deux savants ecclésiastiques qu'il leur dounoil pour les instruire.
Ces deux ecclésiastiques étoient M. Chamillard*, vicaire de Saint-Nicolas du Chardonnet, qu'il leur donna même pour être leur confesseur, et le P. Esprit, prêtre de rOratoire^ 11 ne pouvoit guère choisir deux hommes moins propres à travailler de concert dans celte affaire^ ; car M. Chamillard, convaincu que le Pape ne peut jamais errer sur quelque matière que ce soit, étoit si attaché* à cette doctrine de rinfaillibilité , qu'il en fut même le martyr dix-huit ans après, ayant mieux aimé se faire exiler que de consentir en Sorbonne à Tenregistrcment des propositions de l'assemblée de i68?.. Le P. Esprii étoit au contraire là-dessus dans les sentiments où a toujours été rÉglise de France; mais comme c'étoit un bon homme, plein dune extrême vénération pour ces filles, il ^ eût bien voulu qu'elles se fussent un peu accommodées au temps, et qu'elles eussent signé par déférence pour leur archevêque'*. Cette diversité de sentiments étoit cause que ces deux Messieurs se contredisoicnt assez souvent l'un l'autre en parlant aux Religieuses. Enfin, après plusieurs conférences, ils se réduisirent à leur proposer de signer avec certaines expressions générales, qui,
I . Il était docteur en Sorbonne. C'est à lui qu'ont été adressées les lettres intitulées les ChamiUardes.
1. C'était le frère aiué de Jacques Esprit, de l'Académie française, qui avait passé lui-même par le séminaire de lOratoire.
3. Racine avait d'abord écrit : a moins propres à travailler de concert pour persuader la signature aux Religieuses, ni qui s'accordassent moins dans leurs principes sur toute cette affaire. »
4. Première leçon du manuscrit : « si dévoué. » Racine n'a point biffé le mot dévoué, mais a écrit au-dessus, dans l'interligne, attache.