‹ Œuvres;Chapitre 121 sur 422 · CHICANNEAU, /m^^a/îf a la porte. {Ibidem · texte numérisé non relu

CHICANNEAU, /m^^a/îf a la porte. {Ibidem

LES PLAIDEU;[IS.

C'est moi-même.

CHICANNEAU.

De grâce,

Buvez à ma santé, Monsieur.

PETIT JEAN*

Grand bien vous fasse ^!

Mais revenez demain.

CHICANNEAU.

Hé ! rendez donc l'argent.

Le monde est devenu, sans mentir, bien méchant. J'ai vu que les procès ne donnoient point de peine : Six écus en gagnoient une demi-douzaine. Mais aujourd'hui, je crois que tout mon bien entier 1 85 Ne me sufîiroit pas pour gagner un portier. Mais j'aperçois venir Madame la comtesse De Pimbesche^. Elle vient pour affaire qui presse.

I. PETIT JEAN, prenant V argent. (1736 et M. Aimé-Martin) 2 • Après ce vers les mêmes éditions donnent de nouveau l'indication : « Fermant la porte. »

3. Racine a pu tirer de quelque vieil auteur le nom de Pimbesche, comme il a fait ceux de Datidin et de Chicanneau. En tout cas, c'était un nom déjà connu. Le Dictionnaire anglais et français de Cotgrave (Londres, 161 1) donne le mot Pimhesche , qu'il définit; « A wilie queane, subtile wencb... -, one « that can finely exécute lier mistresses knavisli devises. » Mais il n'y a rien là qui convienne au caractère de notre comtesse. L'édition de 1694 du Dictionnaire de V Académie explique ainsi le même mot : « Terme de mépris, dont on se sert en parlant d'une femme im[)ertinenl:e , qui fait la capable. » Ce n'est pas encore tout à fait ce que nous cbercbons. Nous ignorons si Racine avait ailleurs rencontré Pimbesche employé, ^vant lui, dans un sens moins éloigné de celui qu'il lui a donné.

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