‹ Œuvres;Chapitre 123 sur 422 · ACTE I, SCENE VII. i6i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VII. i6i

Le tout joint au procès enfin, et toute chose Demeurant en état, on appointe la cause 220 Le cinquième ou sixième avril cinquante-six. J'écris sur nouveaux frais. Je produis, je fournis De dits, de contredits, enquêtes, compulsoires, Rapports d'experts, transports, trois interlocutoires, Griefs et faits nouveaux, baux et procès-verbaux. 225 J'obtiens lettres royaux, et je m'inscris en faux. Quatorze appointements, trente exploits, six instances, Six-vingts* productions, vingt arrêts de défenses % Arrêt enfin. Je perds ma cause avec dépens. Estimés environ cinq à six mille francs. 230 Est-ce là faire droit ? Est-ce là comme on juge ? Après quinze ou vingt ans ! Il me reste un refuge : La requête civile^ est ouverte pour moi. Je ne suis pas rendu. Mais vous, comme je voi, Vous plaidez.

Plùt à Dieu !

peu loin l'origine d'une plaisanterie que notre poète a bien pu imaginer sans ce secours. Quoi qu'il en soit, voici la petite découverte de Cizeron-Rival : <c Racine a pris l'idée de cet incident du procès de Chicanneau dans la Gente Poitevin^rie, poème en langage poitevin imprimé à Poitiers en 1610. Il est parlé dans cet ouvrage d'un procès qu'un paysan poitevin avoit fait à son voisin, en réparation du dommage fait à ses champs par cinq ou six oisons de ce même voisin. »

Page 1