SCÈNE VIIL PETIT JEAN, LA COMTESSE, CHICANNEAU
PETIT JEAN
Voyez le beau sabbat qu'ils font à notre porte. Messieurs, allez plus loin tempêter de la sorte.
CHICANNEAU.
Monsieur, soyez témoin....
LA COMTESSE
Que Monsieur est un sot.
CHICANNEAU.
Monsieur, vous l'entendez : retenez bien ce mot.
PETIT JEAN *
Ah ! vous ne deviez pas lâcher cette parole.
LA COMTESSE
Vraiment, c'est bien à lui de me traiter de folle !
î. PETIT JEAN, à la Comtesse. (1786 et M. Aimé-Martin)
LES PLAIDEURS
PETIT JEAN
Folle! * Vous avez tort. Pourquoi l'injurier?
On la conseille.
PETIT JEAN
Oh !
LA COxMTESSE.
Oui, de me faire lier. a 90
PETIT JEAN
Oh ! Monsieur.
CHICANNEAU.
Jusqu'au bout que ne m'écoute-t-elle ?
PETIT JEAN
Oh! Madame.
LA COMTESSE
Qui ? moi ? souffrir qu'on me querelle ?
CHICANNEAU.
Une crieuse !
PETIT JEAN
Hé , paix !
LA COMTESSE
Un chicaneur !
PETIT JEAN
Holà!
Qui n'ose plus plaider !
LA COMTESSE
Que t'importe cela ?
Qu'est-ce qui t'en revient, faussaire abominable, 295 Brouillon, voleur?
CHICANNEAU.
Et bon, et bon, de par le diable î Un sergent ! un sergent !
I. Avant les mots : «Vous avez tort, » l'édition de 17 36 et celle de M. Aîraé- Martin donnent l'indication : « petit jean , a Cliicanneau . 1»