ACTE IV, SCENE II
AGRIPPINE
De mes accusateurs qu'on punisse Faudace %
Que de Britannicus on calme le courroux,
Que Junie à son choix puisse prendre un époux, 1290
Qu'ils soient libres tous deux, et que Pallas demeure,
Que vous me permettiez de vous voir à toute heure,
Que ce même Burrhus, qui nous vient écouter^,
A votre porte enfin n'ose plus m' arrêter.
NÉRON
Oui, Madame, je veux que ma reconnoissance 129^
Désormais dans les cœurs grave votre puissance ;
Et je bénis déjà cette heureuse froideur.
Qui de notre amitié va rallumer l'ardeur.
Quoi que Pallas ait fait, il suffit, je l'oublie;
Avec Britannicus je me réconcilie ; 1 3oo
Et quant à cet amour qui nous a séparés ,
Je vous fais notre arbitre , et vous nous jugerez.
Allez donc , et portez cette joie à mon frère.
Gardes, qu'on obéisse aux ordres de ma mère.