‹ Œuvres;Chapitre 247 sur 422 · Quelques éditions, comme celles de 1713 et de 1728, ont · texte numérisé non relu

Quelques éditions, comme celles de 1713 et de 1728, ont

Vont offrir à mes yeux de speclacles charmants !

BRITANNICUS

Vous savez si jamais ma voix lui fut contraire. Si de son amitié j'ai voulu vous distraire , Et si j'ai mérité cet injuste courroux.

NÉRON

Je ne vous flatte point, je me plaignois de vous, i 3 1 o Burrbus : je vous ai crus tous deux d'intelligence ; Mais son inimitié vous rend ma confiance. Elle se hâte trop, Burrhus, de triompher. J'embrasse mon rival, mais c'est pour l'étouffer.

BURRHUS

Quoi, Seigneur?

NÉRON

C'en est trop : il faut que sa ruine 1 3 1 5 Me délivre à jamais des fureurs d'Agrippine. Tant qu'il respirera, je ne vis qu'à demi. Elle m'a fatigué de ce nom ennemi ; Et je ne prétends pas que sa coupable audace Une seconde fois lui promette ma place. 1 320

BURRHUS

Elle va donc bientôt pleurer Britannicus.

Avant la fin du jour je ne le craindrai plus.

BURRHUS

Et qui de ce dessein vous inspire l'envie?

NÉRON

Ma gloire, mon amour, ma sûreté, ma vie. \

BURRHUS

Non, quoi que vous disiez, cet horrible dessein iSaS Ne fut jamais, Seigneur, conçu dans votre sein.

NÉRON

Burrhus !

BURRHUS

De votre bouche, ô ciel! puis-je l'apprendre? Vous-même sans frémir avez-vous pu l'entendre?

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