‹ Œuvres;Chapitre 250 sur 422 · ACTE IV, SCÈNE III. 32i · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III. 32i

Votre cœur s'accusoit de trop de cruauté; 1370

Et plaignant les malheurs attachés à TEmpire ,

« Je voudrois, disiez-vous, ne savoir pas écrire*. »

Non , ou vous me croirez , ou bien de ce malheur

Ma mort m'épargnera la vue et la douleur.

On ne me verra point survivre à votre gloire. 1 3 7 5

Si vous allez commettre une action si noire,

(Il se jette à genoux^.)

Me voilà prêt. Seigneur : avant que de partir,

Faites percer ce cœur qui n'y peut consentir ;

Appelez les cruels qui vous l'ont inspirée;

Qu ils viennent essayer leur main mal assurée. i 3 8 o

Mais je vois que mes pleurs touchent mon empereur;

Je vois que sa vertu frémit de leur fureur.

Ne perdez point de temps, nommez-moi les perfides

Qui vous osent donner ces conseils parricides.

Appelez votre frère , oubliez dans ses bras. ... 1 3 8 5

NÉRON

Ah! que demandez-vous?

BURRHUS

Non , il ne vous hait pas , Seigneur ; on le trahit : je sais son innocence; Je vous réponds pour lui de son obéissance. J'y cours. Je vais presser un entretien si doux.

NÉRON

Dans mon appartement qu'il m'attende avec vous. 1 390

1. Suétone rapporte ce mot de Néron. aQuumde supplicio cujusdam capite « damnati, ut ex more subscriberet, admoneretur : « Quam vellem, inquit, « nescire litteras ! » {Néron, chapitre x.) Voyez aussi de Clementia, livre II chapitre i.

2. Dans l'édition de 1736 : « Se jetant aux pieds de Néron, a

J, Racine, ii

3aa BRITANNICUS.

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