‹ Œuvres;Chapitre 256 sur 422 · ACTE V, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE I

Hélas î si cette paix dont vous vous repaissez

CouYroit contre vos jours quelques pièges dressés ;

Si Néron , irrité de notre intelligence ,

Avoit choisi la nuit pour cacher sa vengeance !

S'il préparoit ses coups, tandis que je vous vois ! 1 545

Et si je vous parlois pour la dernière fois I

Ah ! Prince.

BRITANNICUS

Vous pleurez ! Ah ! ma chère princesse ! Et pour moi jusque-là votre cœur s'intéresse ? Quoi ? Madame , en un jour où plein de sa grandeur Néron croit éblouir vos yeux de sa splendeur, 1 5 5 o Dans des lieux où chacun me fuit et le révère , Aux pompes de sa cour préférer ma misère ! Quoi? dans ce même jour et dans ces mêmes lieux, Refuser un empire , et pleurer à mes yeux ! Mais , Madame , arrêtez ces précieuses larmes : x 5 5 5 Mon retour va bientôt dissiper vos alarmes. Je me rendrois suspect par un plus long séjour : Adieu. Je vais, le cœur tout plein de mon amour, Au milieu des transports d'une aveugle jeunesse, Ne voir, n'entretenir que ma belle princesse. i 56o

Adieu.

JUNIE

Prince

BRITANNICUS

On m'attend , Madame , il faut partir.

JUNIE

Mais du moins attendez qu'on vous vienne avertir*

BRITANNIGUS.

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