‹ Œuvres;Chapitre 265 sur 422 · ACTE V, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VI

Tes remords te suivront comme autant de furies;

Tu croiras les calmer par d'autres barbaries;

Ta fureur, s'irritant soi-même dans son cours, 168 5

D'un sang toujours nouveau marquera tous tes jours.

Mais j'espère qu'enfin le ciel, las de tes crimes,

Ajoutera ta perte à tant d'autres victimes;

Qu'après t'être couvert de leur sang et du mien,

Tu te verras forcé de répandre le tien ; 1690

Et ton nom paroîtra, dans la race future.

Aux plus cruels tyrans une cruelle injure.

Voilà ce que mon cœur se présage de toi. Adieu : tu peux sortir.

NÉRON

Narcisse, suivez-moi.

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