ACTE III, S^IENE IL
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Allons lui déclarer que Titus l'abandonne.
Mais plutôt demeurons. Que faisois-je? Est-ce à moi ,
Arsace, à me charger de ce cruel emploi?
Soit vertu , soit amour, mon cœur s'en effarouche. 835
L'aimable Bérénice entendroit de ma bouche
Qu'on l'abandonne î Ah ! Reine , et qui l'auroit pensé,
Que ce mot dût jamais vous être prononcé !
ARSACE
La haine sur Titus tombera toute entière * :
Seigneur, si vous parlez, ce n'est qu'à sa prière. 840
ANTIOCHUS
Non , ne la voyons point. Respectons sa douleur : Assez d'autres viendront lui conter son malheur. Et ne la crois-tu pas assez infortunée D'apprendre à quel mépris Titus Fa condamnée, Sans lui donner encor le déplaisir fatal 845 D'apprendre ce mépris^ par son propre rival? Encore un coup, fuyons : et par cette nouvelle N'allons point nous charger d'une haine immortelle.
ARSACE
Ah ! la voici, Seigneur ; prenez votre parti
ANTIOCHUS
O ciel !