‹ Œuvres;Chapitre 388 sur 422 · ACTE III, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VIII

Quel peut être cet ordre ? et que puis-je répondre? » 1 1 o

II n'en faut point douter, le Sultan inquiet

Une seconde fois condamne Bajazet.

On ne peut sur ses jours sans moi rien entreprendre -

Tout m'obéit ici. Mais dois-je le défendre?

Quel est mon empereur? Bajazet? Amurat? 1 1 1 5

J'ai trahi l'un; mais l'autre est peut-être un ingrat.

Le temps presse. Que faire en ce doute funeste?

Allons : employons bien le moment qui nous reste.

Ils ont beau se cacher^ L'amour le plus discret

Laisse par quelque marque échapper son secret. 1 1 2 o

Observons Bajazet; étonnons Atalide;

Et couronnons l'amant, ou perdons le perfide.

I. Nous avons conservé ici la ponctuation de toutes les anciennes éditions. Elle est digne de remarque. La locution avoir beau, ne s'emploierait pas aujourd'hui dans ce sens indépendant.

FIN DU TROISIÈME ACTE

J. Racine, h

BAJAZF.T.

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