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Dans les anciennes éditions : l'ameine

2. Les reproches que la fille du Mouphti s'adresse à elle-même, dans la tragédie Osman, ne sont pas sans une certaine ressemblance avec ce passage où Roxane aussi gourmande sa propre faiblesse. Il est dit dans VHistoire du Théâtre français, tome VII, p. i57, que dans la pièce de Tristan, îla'^ fille du Mouphti « joue à peu près le même rôle que Roxane dans la tragédie de Racine. » Il s'en faut de beaucoup, ce nous semble ; et nous n'avons trouvé dans les deux rôles d'autre rapprochement à faire que celui-ci :

Quoi ? pour ses intérêts avoir le cœur si tendre !

Que diroit-on de toi, si Ton t'alloit entendre ?

Quel reproche honteux ne te feroit-on pas.

Si l'on voyoit en toi des sentiments si bas ? ^

Ce généreux mépris que le dépit excite

Te laisse donc encor penser à son mérite,

Et souffre qu'en peignant sa grâce et sa valeur,

Ta mémoire s'applique à décevoir ton cœur —

Il faut que le cruel, accablé par les siens,

Soit trop chargé d'ennuis pour se moquer des miens.

{Osman y acte III, scène i.)

BAJAZET

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