ACTE V, SCÈNE III
ZATIME.
Oui, sur mes pas un esclave ramène* ; Et loin de soupçonner sa disgrâce prochaine, Il m'a paru, Madame, avec empressement Sortir, pour vous chercher, de son appartement, 1460
R0XA.NE
Ame lâche, et trop digne enfin d'être déçue, Peux-tu souffrir encor qu'il paroisse à ta vue ? Crois-tu par tes discours le vaincre ou l'étonner ? Quand même il se rendroit, peux- tu lui pardonner? Quoi? ne devrois-tu pas être déjà vengée? 1465 Ne crois- tu pas encore être assez outragée ? Sans perdre tant d'efforts sur ce cœur endurci, Que ne le laissons-nous périr"^?... Mais le voici.
deux vers de Félix, à la fin de la scène m de l'acte Y de Poljeucte (vers i683 et 1684) :
Qu'on l'ôte de mes yeux, et que l'on m' obéisse ; Puisqu'il aime à périr, je consens qu'il périsse.
La ressemblance dans les deux situations n'en est pas moins remarquable.