ACTE V, SCÈNE XI
Et vengé dans son sang la mort de Bajazet-
ATALIDE
Bajazet !
ACOMAT
Que dis-tu ?
OSMIN
Bajazet est sans vie.
L'ignoriez-vous ?
ATALIDE
O ciel !
OSMIN
Son amante en furie*, Près de ces lieux, Seigneur, craignant votre secours, Avoit au nœud fatal abandonné ses jours. Moi-même des objets j'ai vu le plus funeste. Et de sa vie en vain j 'ai cherché quelque reste : Bajazet étoit mort. Nous l'avons rencontré De morts et de mourants noblement entouré, 1700
Q!i®J5^^:SS2£i--'^-2L^^^!^^'^^i cédant sous le nombre,
Ce héixis.ajQixés d^c^^ .
Mais puisque c'en est fait, Seigneur, songeons à nous.
ACOMAT
Ah! destins ennemis, où me réduisez-vous?
Je sais en Bajazet la perte que vous faites, 1705 Madame; je sais trop qu'en l'état où vous êtes Il ne m'appartient point de vous offrir l'appui De quelques malheureux qui n'espéroient qu'en lui. Saisi, désespéré d'une mort qui m'accable. Je vais, non point sauver cette tête coupable, 1 7 i o
Mais redevable aux soins de mes tristes amis,
I. Var. Ne le saviez-vous pas? atax. O ciel! osm. Cette Furie [Près de ces lieux, Seigneur, craignant votre secours,] Avoit à ce perfide abandonné ses jours. [Moi-même des objets j'ai vu le plus funeste,] {1672)
BAJAZET
Défendre jusqu'au bout leurs jours qu'ils m'ont commis.
Pour vous, si vous voulez qu'en quelque autre contrée
Nous allions confier votre tete sacrée,
Madame, consultez* : maîtres^ de ce palais, 1715
Mes fidèles amis attendront vos souhaits ;
Et moi, pour ne point perdre un temps si salutaire,
Je cours où ma présence est encor nécessaire ;
Et jusqu'au pied des murs que la mer vient laver.
Sur mes vaisseaux tout prêts je viens vous retrouver.