ACTE V, SCÈNE XII
Moi qui n'ai pu tantôt, de ta mort menacée*, Retenir mes esprits, prompts à m' abandonner î 1735 Ah ! n'ai-je eu de l'amour que pour t' assassiner? Mais c'en est trop. Il faut par un prompt sacrifice Que ma fidèle main te venge et me punisse.
Vous, de qui j'ai troublé la gloire et le repos, Héros, qui deviez tous revivre en ce héros, 1740 Toi, ifière^ malheureuse , et qui dès notre enfance Me^confias son cœur dans une aAitre^espéran^e^ Infortuné Visir, amis désespérés , Roxane, venez tous, contre moi conjurés, Tourmenter à la fois une amante éperdue; 1745
(Elle se tue.)
Et prenez la vengeance enfin qui vous est due.
ZAÏRE
Ah ! Madame !... Elle expire. O ciel ! En ce malheur, Que ne puis-je avec elle expirer de douleur?