Voyez tome p. 407, note h
2. F'ar. [Ainsi qu'à tous les Grecs, Seigneur, vous rend à vous.] Et qui Tauroit pensé, qu'une si noble audace
D'un long abaissement prendroit sitôt la place ? Que l'on pût sitôt vaincre un poison si cliarmant? Mais Pyrrhus, quand il veut, sait vaincre en un moment. [Ce n'est plus le jouet d'une flamme servile.] (1668 et 73)
ANDROMAQUE
PYRRHUS
Tu l'as vu , comme elle m'a traité.
Je pensois , en voyant sa tendresse alarmée, 645 Que son fils me la dût renvoyer désarmée. J'allois voir le succès de ses embrassements : Je n'ai trouvé que pleurs mêlés d'emportements. Sa misère l'aigrit ; et toujours plus farouche, Cent fois le nom d'Hector est sorti de sa bouche. 6 5o Vainement à son fils j'assurois mon secours : « C'est Hector, disoit-elle en l'embrassant toujours ; Voilà ses yeux , sa bouche, et déjà son audace* ; C'est lui-même, c'est toi, cher époux, que j'embrasse*. >> Et quelle est sa pensée? Attend-elle en ce jour 655 Que je lui laisse un fils pour nourrir son amour?
PHOENIX
Sans doute. C'est le prix que vous gardoit l'ingrate. Mais laissez-la. Seigneur.