‹ Œuvres;Chapitre 50 sur 422 · Sic ociilos , sic ille manus , sic ora ferehat · texte numérisé non relu

Sic ociilos , sic ille manus , sic ora ferehat

(Virgile, Énéide, livre III^ vers 490-)

Ce vers a pu s'offrir d'autant plus naturellement à l'imitation de Racine, que Virgile le met dans la bouche d'Andromaque. Il y a aussi un passage semblable dans les Troyennes de Sénèque (vers 462 et 465-468) :

O nate, magni certa progenies patris,... NimiutJtque patri similis : hos vultus meus Habebat Hector ; talis incessu fuit^ Habituque talis; sic tulit fortes manus ; Sic celsus humeris , front e sic torva minax.

2. On rapporte que Quinault Dufresne imitait la voix d'une femme en prononçant ces paroles : « C'est Hector, disoit-elle, etc. » ; et que reprenant

ensuite une voix plus mâle, il continuait avec fierté :

Et quelle est sa pensée? Atteud-elle en ce jour —

Ce contraste hardi produisait, ajoutc-t-on, le plus grand effet, grâce au talent de l'acteur. « Mais, disent les éditeurs du Racine de 1807, il nous est impossible de nous figurer par quel effort un acteur aurait jm f;iire supporter dans Pyrrhus ce qu'on passe tout au plus à Sosie. » Sans révoquer en doute le témoignage de ceux qui avaient entendu Dufresne, il faut convenir que le comédien devait avoir besoin, pour réussir, d'un art bien discret.

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