‹ Œuvres;Chapitre 61 sur 422 · C'est un souvenir de ces vers de Virgile · texte numérisé non relu

C'est un souvenir de ces vers de Virgile

nie meos^ primus qui me sibi j'unxit, amores Abstulit : ille habeat secum, servetque sepulcro.

{Enéide, livre IV, vers 29.)

4. On a depuis longtemps rapproché ces vers des paroles que, dans Sophocle, Déjanire adresse aux jeunes Trachiniennes :

'Sic, §' kyùi 6uij.of0opGî

Mïjt' èit^6c.dotç 7C(x.6ovaa, vuv aTTstpo^ eX.

[Trachiniennes^ vers 142 et i43.)

ANDROMAQUE

Hélas ! lorsque lassés de dix ans de misère ,

Les Troyens en courroux menaçoient votre mère ,

J'ai su de mon Hector lui procurer l'appui*. 875

Vous pouvez sur Pyrrhus ce que j'ai pu sur lui.

Que craint-on d'un enfant qui survit à sa perte ?

Laissez-moi le cacher en quelque île déserte.

Sur les soins de sa mère on peut s'en assurer,

Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer. 880

HERMIONE

Je conçois vos douleurs. Mais un devoir austère, Quand mon père a parlé , m'ordonne de me taire. C'est lui qui de Pyrrhus fait agir le courroux. S'il faut fléchir Pyrrhus , qui le peut mieux que vous ? Vos yeux assez longtemps ont régné sur son âme. 8 8 5 Faites-le prononcer : j'y souscrirai, Madame.

Page 1