‹ Œuvres;Chapitre 60 sur 422 · ANDROMAQUE, HERMIONE, CLÉONE, GÉPHISE · texte numérisé non relu

ANDROMAQUE, HERMIONE, CLÉONE, GÉPHISE

ANDROMAQUE

OÙ fuyez-vous , Madame ?

N'est-ce point à vos yeux un spectacle assez doux Que la veuve d'Hector pleurante à vos genoux * ? 860 Je ne viens point ici, par de jalouses larmes, Vous envier un cœur qui se rend à vos charmes. Par une main cruelle , hélas ! j'ai vu percer^ Le seul où mes regards prétendoient s'adresser. Ma flamme par Hector fut jadis allumée ; 86 5

Avec lui dans la tombe elle s'est enfermée ^ . Mais il me reste un fils. Vous saurez quelque jour, Madame , pour un fils jusqu'où va notre amour* ; Mais vous ne saurez pas , du moins je le souhaite , En quel trouble mortel son intérêt nous jette , 870 Lorsque de tant de biens qui pouvoient nous flatter. C'est le seul qui nous reste , et qu'on veut nous l ôter.

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