‹ Œuvres;Chapitre 68 sur 422 · ACTE III, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VII

Faut-il qu'en sa faveur j'embrasse vos genoux?

Pour la dernière fois, sauvez-le, sauvez-vous. 960

Je sais de quels serments je romps pour vous les chaînes,

Combien je vais sur moi faire éclater de haines.

Je renvoie Hermione, et je mets sur son front,

Au lieu de ma couronne , un éternel affront.

Je vous conduis au temple où son hymen s'apprête ; 965

Je vous ceins du bandeau préparé pour sa tête.

Mais ce n'est plus , Madame , une offre * à dédaigner :

Je vous le dis , il faut ou périr ou régner ^ .

Mon cœur, désespéré d'un an d'ingratitude.

Ne peut plus de son sort souffrir l'incertitude. 970

C'est craindre, menacer et gémir trop longtemps.

Je meurs si je vous perds, mais je meurs si j'attends.

Songez-j : je vous laisse; et je viendrai vous prendre

Pour vous mener au temple, où ce fils doit m' attendre;

Et là vous me verrez , soumis ou furieux , 975

Vous couronner, Madame , ou le perdre à vos yeux.

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