CHAPITRE II
ITOftll DX L*BIIftOPX [POLOAlfX XT fXVSSX, 1444-150S ; XU88IX, 14S1-IM5; DAIIXHAXX, SUÈDX XT ROXWÉGX, 1448-lftls].
§ I. — Pologne et Prusse, 1444-1500.
La Pologne, réunie depuis 1586 à la Lithuanie, par Wladislas Jagellon, premier prince de cette dynastie; puissance prépondérante entre les États slaves ; rivale de la Russie pour la Lithuanie , de TAutrichepour la Hongrie et la Bohême, de Tordre Teutonique pourlaPrusse et la Livonie. — Couverte du côté des Turcs par la Valachie , la Moldavie et la Transylvanie, elle étend sa domination sur la Prusse, et donne des rois à la Bohême et à la Hongrie. — La continuité des guerres ramenant les mêmes besoins pécuniaires , introduit en Pologne le gouvernement représentatif; mais la fierté de la noblesse , qui seule est représentée, maintient les formes anarchiques des temps barbares {néces- $itè du con$entement unanime).
Prusse et Livonie, Faiblesse de cette puissance allemande , dont les États s'étendent au loin hors de r Allemagne, au milieu des États slaves (de Pologne et de Russie). Corps de noblesse allemande, gouvernant un peuple slave.
1444-1492, Casikix lY , frère et successeur de Wladislas VI. Décadence de Tordre Teutonique. Casimir protège les Prussiens révoltés. 1466, Traité de Thorn; TOrdre perd la Prusse occidentale, et devient vassal de la Pologne pour la Prusse orientale. Wladislas, fils aîné de Casimir IV, est élu roi de Bohème, 1471 , et de Hongrie, 1490. Ses trois autres fils, Jean Albert, Alexandre et Sigismond 1% lui succèdent sur le tr6ne de Pologne. 1492-1501, JiAN Albxxt. Séparation de la Lithuanie. Guerre contre les Turcs. 1501-1506, Alixandhi. Nouvelle réunion de la Lithuanie. Guerre contre les Russes et les Tartares. 1506. Sicismotvd 1«<^.
$ IL — Russie, 1463-1505.
État intérieur de la Russie : Enfants boyards, descendants des conquérants ; paysans libres, fermiers des premiers, et dont Tétat approche de plus en plus de Tesclavage ; esclaves.
Faiblesse du grand-duché de Moscou, menacé à ToccidentparlesLithuaniensetLivoniens,àTorient par les Tartares de la grande horde , de Kaxan et d* Astrakan ; resserré par les républiques commerçantes de Novogorod et de Plescof, et par les principautés de Tver, de Véréia, et deRézan. Au nord, beaucoup de pays sauvages et de peuples païens.
1462-1505, IwAiT III. 11 oppose à la grande horde Talliance des Tartares de Crimée , aux Lithuaniens celle du prince de Moldavie et de Valachie, de Mathias Corvin et de Maximilien. — Il divise Plescof et Novogorod, qui ne pouvaient lui résister qu*en faisant cause commune, affaiblit successivement celte dernière république, s'en rend maître en 1477, et Tépuise en enlevant ses principaux citoyens. Fort de Talliance du kan de Crimée, il impose un tribut aux Kazanais , refuse celui que payaient ses prédécesseurs à la grande borde, qui est bientôt détruite par les Tartares Nogafs, 1480.
Iwan réunit Twer, Véréia, Rostof, Yaroslaf. Longue guerre sans résultat contre la Lithuanie , séparée de la Pologne depuis 1492 jusqu'en 1801. Alexandre les réunit, s'allie avec les chevaliers de Livonie ; et Iwan, qui, depuis la destruction de la grande horde , a moins ménagé ses alliés de Moldavie et de Crimée, perd tout son ascendant. Il est battu à Plescof par Plettemberg, maître des chevaliers de Livonie, 1501 , et Kazan révoltée prend les armes contre les Russes, 1505. Mort d'Iwan lit.
Iwan prend le premier le titre de czar. Ayant obtenu du pape la main de Sophie Paléologue, réfugiée à Rome, il met dans ses armes le double aigle de Tempire grec. — Il attire et retient par force des artistes grecs et italiens. — Le premier, il assigne des fiefs aux enfants boyards, sous la condition d'un service militaire ; il introduit quelque ordre dans les finances, établit les postes, réunit dans un code (1497) les anciennes institutions judiciaires, et veut en vain distribuer aux enfants boyards les domaines du clergé. — Iwan avait fondé Iwangorod, 1492 (où fut depuis Pétersbourg), lorsque les victoires de Plettemberg fermèrent aux Russes, pour deux siècles, le chemin de la Baltique. (Voyez Karamein, passim.) — Premier voyage de commerce aux Indes, vers 1470.
§ II. — Danemark, Suède et Norwége, 1448-151S.
Ces royaumes étaient électifs. En Danemark, pré-
TABLEAU CHRONOLOGIQUE DE L*H1ST01RE MODERNE
poDdérance croissante des nobles; abaissement progressif des paysans. En Saède, au contraire, les paysans forment un ordre politique ; richesse du clergé, puissance desarchevéquesd*Upsa!, qui farorisent le parti danois. Antipathie nationale, malgré Torigine commune. — Dans les révolutions des trois royaumes , la Norwége suit ordinairement le sort du Danemark.
[ 1 597 , Union de Calmar. Les Danois gouvernent les trois royaumes.]
1448, Rupture de l'Union. Les sénateurs danois appellent au trône CHaisrniir, premier de la maison d'Oldenbourg; les états de Suède, Chaklbs YIII Canutson, maréchal du royaume.
Les Danois , fortifiés par la réunion du Slesvic et du Holstein, 1459, rétablissent deux fois leur domination sur la Suède, par le secours de l'archevêque dTpsal, 1457, 1 465, et sont deux fois chassés par le parti de la noblesse et du peuple.
1470-1 K20, La Suède sous l'administration des Stcei. Talents et popularité des administrateurs. 1497-1501 , La Suède reconnaît momentanément Jbaii II, roi de Danemark et de Norwége, qui a succédé à Christiern I*», son père, en 1481. Jean II est le premier roi du Nord qui ait une armée permanente (gardes saxonnes).
1515, CiftisTiiaïf II, fils de Jean, lui succède en Danemark et en Norwége.