CHAPITRE XIII
TBOISlftn AGB DK LA BiPOKMB. [ BiVOLOTIOB o'aHGLB' TBBBB. GVBBBB DETBBIITB AllS.] l«a8-164S.
C'est en Angleterre que la Réforme se développe avec toutes ses conséquences politiques et religieuses. Mais la révolution qui agite cette tle reste longtemps étrangère au continent.
L'Allemagne redevient le centre de la politique européenne. La première latte de la Réforme contre la maison d'Autriche s'y renouvelle après soixante ans d'interruption. Toutes les puissances y prennent part. L'Europe semble devoir être bouleyersée ; cependant on n'aperçoit qu'un chang^nent important : la France a succédé à la suprématie de la maison d'Autriche ; mais l'influence de la Réforme n'est plus sensible désormais, et le traité de Westphalie commence un nouveau monde.
$ I. — Révolution d*ADgleterre, 1608-1640.
La révolution anglaise comprend réellement l'espace d'un siècle. I. Elle -se prépare sous Jacques I''^ et Charles 1«% 1605-1658. II. Elle éclate sous Charles I<^, et n'est arrêtée que par l'énergie de Cromwell, 1658*1660. III. Elle semble retourner sur ses pas à l'avènement de Charles II, mais reprend bientôt sa marche pour éclater de nouveau, 1660-1688. IV. Elle n'est complètement terminée qu'à la mort de la reine Anne, dernier souverain de la maison de Stuart , et à l'avènement de la maison de Hanovre, 1688-1714. -—Les deux dernières phases de cette révolution , étant plus politiques encore que religieases, appartiennent par leur caractère.
comme par leur place dans Tordra chronologique, à la période suivante. (Yoy. chap. XVIII.)
L 1605-1638.-1605-162», Jacques I« roi d'Angleterre et d'Ecosse. Son caractère , propre à développer les germes de la révolution.— Po/t^ue itUérieure de Jacques : union projetée de l'Ecosse et de l'Angleterre ; civilisation de l'Irlande ; tolérance des catholiques {conspiration des poudres, 1605); tentative pour établir en Ecosse le culte anglican, 1617. Jacques, livré à des favoris, se met, par sa prodigalité, dansladépendanceduparlement, et en même temps l'irrite par le contraste de ses prétentions et de sa faiblesse, 1604,10,14, 17, 21.
PoUHqueesiérieure, honteusement pacifique. Le roi d'Angleterre abandonne le rôle d'adversaire de l'Espagne et de chef des protestants en Europe. H ne déclare la guerre à l'Espagne q«'eDl625 et malgré lui.
État de V Angleterre à l'avènement de Charles 1^, Tandis que la monarchie pure triomphe sur le continent, les communes anglaises acquièrent une importance, et manifestent des prétentions inconciliables avec l'ancien gouvernement. — Deux Ré* formes en Angleterre , celle du prince (anglicane ), celle du peuple (presbytérienne, etc.). Les partisans de la seconde ne peuvent attaquer la première, sans attaquer en même temps le pouvoir royal.
Trois périodes dans le règne de Chablbs I«' : 1625-29, le roi essaye de gouverner avec les parlements; 1650-38, sans les parlements; 1638-48, révolution.— 1625, Le premier parlement cherche à obtenir par le retard des subsides le redressement des griefs publics. Expédition malheureuse contre Cadix. — 1626, Le second parlement attaque l'auteur des griefs publics dans la personne de Bnckingham. 1627, Guerre déclarée à la France , sous le prétexte de sauver la Rochelle. Échec de Buckingham dans l'Ile de Ré. — 1628 , Le troisième parlement, lyournant toute contestation particulière , toute attaque contre les individus, demande dans la péiition des droits une sanction explicite des libertés publiques. Assassinat de Bnckingham. Le roi fait la paix avec la France et avec l'Espagne , 1629-1650 , et entreprend de gouverner sans convoquer le parlement.
1650-38. Deux partis se disputent le pouvoir : la cour et les ministres. Influence de la reine, Henriette de France, balancée par celle de Laud et de Strafford. — Embarras des finances. Monopoles, etc. — Le gouvernement, trouvant peu d'appui dans la haute aristocratie , cherche à s'appuyer sur le clergé anglican. Laud veut donner à la doctrine , à la discipline , au culte de l'église , la plus stricte uniformité. Persécution des puritains ; nombreuses émigrations.— 1636, Procès d'Hampden, et discus-
sion solennelle sur la légalité de la taxe des vaisseaux. 1637, Révolte d'Edimbourg contre l'établissement de la liturgie anglicane. 1638 , Covenant juré par toute l'Ecosse.
II. 1638-1640. Guerre civile d'Ecosse. Pacification de Berwick. Les Écossais reçoivent de Richelieu de l'argent et des armes. — Quatrième parlement encore dissous. 1640, Les Écossais reprennent l'offensive, et obligent le roi de traiter.
Cinquième et dernier parlement (long parlement). Accusations des délinquants,— Strafford , qui voulait accuser à la chambre haute les principaux chefs des communes , est prévenu par eux. Laud est aussi accusé. — La chambre prend possession du gouvernement, dirige l'emploi des subsides, réforme les jugements des tribunaux, etc. Procès et condamnation de Strafford. 1641, Indissolubilité du parlement. Le roi abandonne toutes les prérogatives de la couronne d'Ecosse au parlement écossais. Révolte et massacre d'Irlande. Remontrance. Le parlement s'empare du pouvoir militaire. Le roi entreprend d'arrêter lui-même cinq membres des communes. Il sort de Londres, 1642.
Guerre civile d'Angleterre. Comparaison desdeux partis. Celui du parlement a l'avantage de l'enthousiasme et du nombre. Il a la capitale , les grandes villes , les ports , la flotte. Le roi a la plus grande partie de la noblesse , plus exercée aux armes que les troupes parlementaires. Dans les comtés du nord et de Touest, les royalistes dominent : les parlementaires dans ceux de l'est, du centre et du sudest, les plus peuplés et les plus riches ; ces derniers comtés, contigus les uns aux autres, forment comme une ceinture autour de Londres.
Combat de Worcester, Batailles de Edge-Hill,
1642, de Newbury, 1643, et deMarston-Moor, 1644. —Ascendant des indépendants dans les communes ; Cromv^ell . Ordonnance du renoncement à soi-même.
1643, Le parti royaliste abattu : défaite de Charles à Naseby, de Montrose en Ecosse, reddition de Bristol. Le roi se livre aux Écossais, qui le vendent au parlement d'Angleterre. 1647, Révolte de l'armée contre le parlement. Gouvernement de l'armée. Les Écossais arment pour le roi, et sont repoussés. 1649, Procès et exécution de Charles I^'. Abolition de la monarchie.
Résumé: Les presbytériens voulaient la monarchie limitée ; ils vainquirent le roi , en proclamant l'indissolubilité du parlement. Les indépendants voulaient la république ; ils vainquirent les presbytériens en leur surprenant l'ordonnance du renoncement à soi 'mime, et en épurant le parlement. Sous le gouvernement de l'armée, les ni velours auraient prévalu peut-être; mais Cromwell étouffa dans sa naissance cette faction anarchique. Nous
verrons dans la période suivante la victoire de Gromwell sur les indépendants ; mais l'impression produite par la mort de Charles !<"* doit faire pressentir que les Stuarts n'ont pas perdu pour toujours le trône d'Angleterre.
§ H. — Situation des principaux États qui prirent part à la guerre de Trente Ans. [France, 1610-1654 ; Danemark, 1559-1634; Suède, 15601630; Allemagne, 1555- 1618.] Causes de cette guerre.
I. France, Louis XIII. 1610-1643. Son règne, soumis d'abord à l'influence espagnole, est troublé successivement par les princes et les grands, par sa mère, et par les protestants, jusqu'à ce que Richelieu vienne réprimer les résistances intérieures, et donne aux forces de la France leur véritable direction , en attaquant la maison d'Autriche.
1610-1617, Gouvernement de Marie deMédicis. Concini. La politique de Henri IV abandonnée. Mariage du roi avec Anne d'Autriche. 1614, États généraux. Révoltes des princes.— 1617-1621. Mort deConcini. La reine mère perd l'autorité. De Lu y nés tout-puissant. 16S0, Révolte de la reine mère. 16S1 , Soulèvement des protestants. Siège de Monlauban. Mort du connétable de Luynes.
16â4-164â, Ministère de Richelieu, (Voyez les Ubleaux synchroniquesXVI, XVII etXVIlI. ) Trois périodes : 1624-29, Richelieu Xniit principalemeni contre les protestants ; 1630-34, contre tes grands^ 1633-42, contre la maison d'Autriche. — 1624, Expédition de laValteline.1623,1627-28, Deuxième et troisième guerres des protestants. L'Angleterre les soutient. Prise de la Rochelle. Les protestants perdent leur importance politique.-- 1629-1630, Guerre d'iUlie.— Procès de Chalais, 1626; de Marillac, 1630-1632. Exil de la reine mère.1631-1 634, Troubles relatifs au mariage de Monsieur avec la sœur du ducde Lorraine.l 632,Révolte de Monsieur; mort de Montmorenci. 1641, Révolte du comte de Soissons. 1642, Conspiration de Cinq -Mars.
Richelieu appuie les Hollandais contre la branche espagnole de la maison d'Autriche. H encourage contre la brancheallemande, en 1623, Christiern IV, roi de Danemark, et, en 1630, Gustave-Adolphe, roi de Suède. En 1633 , il déclare la guerre à l'Espagne de concert avec la Hollande , et soutient en Allemagne les princes protestants que la Suède ne suilit plus à protéger. C'est la dernière période de la guerre de Trente Ans.
II. ' Dans le siècle qui précède cette guerre, le Danemark et la Suède sont en proie à des troubles intérieurs, et soutiennent de longues guerres ; les
• » Pour les guerres générales du Nord, voy.ch.XIV,^ H.
forces des deux peuples se développent, et ils arrivent préparés à la guerre de Trente Ans. La Suède prélude alors au rôle héroïque qu'elle doit jouer dans tout le xvii" siècle.
Danemark, 1339, Fitotaïc IL 1363-1 370, Guerre contre la Suède, terminée par la paix de Stettin. — 1388,CHiisTiBBif IV. 1611-1613, Guerre contre la Suède. Administration de ce prince. 1623, U prend part à la guerre de Trente Ans.
Suàde, 1360, Éric XIV. Ses violences et sa folie. 1363-1370. Guerre contre le Danemark. Les deux frèresd'Éncl'obligentd'abdiquer.— 1368, JftAii III. Il entreprend de rétablir la religion catholique. -— 1392, SioisHOND , roi de Suède et de Pologne, bientôt supplanté en Suède par son oncle Chajilss IX, 1604. 1604-1660, Guerresde la succession de Suède. — 1611,Gu8T^VB- AooLPHB. 1613, Paix avec le Danemark; 1617, avec la Russie. 1629, Trêve avec la Pologne, sous la médiation de la France. 1630, Gustave-Adolphe prend part à la guerre de Trente Ans.
ll\, Allemagne, Le traité de paix conclu à Augsbourg, 1333, contenait des germes de guerre : \** Meêervatum eccleêiaeiicum; ^ Tolérance des protestants dans les États catholiques ; 3<* Tolérance des seuls luthériens; 4<' Prépondérance des catholiques dans la chambre impériale ; usurpations du conseil a ulique sur la chambre impériale. Cesgermes se développèrent dans une période de soixantetrois ans, 1333-1618. Outre ces causes religieuses et politiques, la guerre de Trente Ans en eut d'autres , purement politiques , que l'ordre chrooologique des faits doit amener.
1336, Division de l'empire de Charles -Quint. Politique différente des deux branches de la maison d'Autriche. La branche allemande affaiblie par les guerres contre les Turcs , et par l'esprit turbulent de ses sujets de Hongrie et de Bohême. Fbb- DiRAiiD b^ igoute à cette faiblesse en partageant ses États entre ses fils.
Démarches de Ferdinand pour opérer la réunion des deux Églises. 1363, La clèlure du concile de Trente ôte tout espoir de conciliation. — 1364- 1376, Maxiwusit II. Sa tolérance. Progrès du protestantisme dans la Bohême , dans la Hongrie et dans l'Autriche.
1376-1612, RoDOUuIL SUnaHon de gesJSiais héréditaireê. Ambition de ses frères. Troubles religieux et politiques de la Hongrie et de la Bohême. Les protestants de ces deux royaumes et de l'Autriche font cause commune. 1607-1609, L'archiduc Matbias aceorde aux Hongrois la liberté religieuse et la principale part dans leur gouvernement. Rodolphe est contraint d'accorder les même privilèges à la Bohême, et cède à Mathias l'Autriche et la Hongrie.
TABLEAU CHRONOLOGIQUE DE L'HISTOIRE MODERNE
Siiuaiion de VAUemagn» depuis ravénement de Rodolphe. Aix-la-Chapelle et Donawerlh, mises ao han de rEm pire. Expulsion de rélecteur^rchevèque de Cologne. 1609 , Ouverture de la succession de Clèves et de Juiiers. Prétentions de Télecteur de Brandebourg, du duc de Neubourg, du duc de Deux-Ponts, de Charles d'Autriche, margrave de Brisgaw, etc.— Henri lY encourage les protestants. Union évangélique; ligue catholique. 1610 (Mort de Henri IV). Accommodement provisoire.
1610-1611, Rodolphe veut assurer la couronne de Bohême à Léopold, et il est forcé de la céder à Mathias. Mort de Rodolphe. 1612-1619, M^tiias, Empereur. 1614, Nouveaux troubles en Allemagne; les Hollandais et les Espagnols occupent les duchés de Clèveset de Juiiers. 1617-18, Mathias cède à Ferdinand les couronnes de Bohème et de Hongrie. Insurrection de la Bohème, dirigée par le comte de Thurn. 1618-1619, Commencement de la guerre de Trente Ans, et mort de Mathias.
S III. — Guerre de Trente Ans, 1618-1648.
La guerre de Trente Ans est la dernière lutte soutenue par la Réforme. Cette guerre, indéterminée dans sa marche et dans son objet , se compose de quatre guerres distinctes, où Félecteur palatin, le Danemark, la Suède et la France jouent successivement le principal rôle. Elle se complique de plus en plus, jusqu'à ce qu'elle ait embrasé l'Europe entière. — Plusieurs causes la prolongent indéfiniment : 1<> Étroite union des deux branches de la maison d'Autriche et du parti catholique ; le parti contraire n'est point homogène; 2<» inaction de l'Angleterre; intervention tardive de la France; faiblesse matérielle du Danemark et de la Suède; etc.
Les armées qui font la guerre de Trente Ans ne sont plus des milices féodales ; ce sont des armées permanentes, mais que leurs souverains ne peuvent entretenir. (Fox. plus haut les armées de Charles- Quint dans les guerres d'Italie. ) Elles vivent aux dépens du pays, et le ruinent. Le paysan ruiné se fait soldat, et se vend au premier venu. La guerre se prolongeant forme ainsi des armées sans patrie, une force militaire immense, qui flotte dans l'Allemagne, et encourage les projets les plus gigantesques des princes , et même des particuliers.
!• Période palatine. 1619-1625.
1619-1625, FBBDniAiiD II, Empereur. Ferdinand assiégé dans Vienne par les Bohémiens révoltés. Frédéric Y, électeur palatin, est élu roi de Bohème; Betlem Gabor, proclamé roi de Hongrie, 1620. Ferdinand assiégé de nouveau dans Vienne. Ferdinand est soutenu par le duc de Bavière, parla ligue catholique, et par l'Espagne ; union étroite des
deux branches de la maison d'Autriche. Frédéric (calviniste) abandonné par l'union protestante composée de luthériens), et faiblement appuyé par Jacques I*', son beau-père. Trêve entre Ferdinand et Betlem Gabor. La Bohème reconquise ; bataille de Prague.— 1621-1625, Invasion du Palatinat par les Bavarois et les Espagnols. Mansfield et d'autres partisans combattent en vain pour Frédéric. Talents de Tilly. Dissolution de l'union prolestante. 1625, La dignité électorale du palatin transférée au duc de Bavière. 1624, Paix avec Betlem Gabor. Violences de Ferdinand et de ses généraux.
2* Période danoise. 1625-1629.
Ligue des États de basse Saxe. Ils appellent contre l'Empire Christiern IV, roi de Danemark. Succès de Tilly et de Wallenstein. 1626, Chrtstiern défait i Lutter. Wallenstein soumet la Poméranie, reçoit de l'Empereur les États des deux ducs de Mecklembourg, et le titre de général de la Baltique, 1628, Siège de Straisund . Alarmes des royaumes du Nord. L'Empereur, pour les diviser, accorde la paix au Danemark; traité de Lubeck, 1629.— Édit de restitution. Ferdinand, pour faire nommer son fils roi des Romains, accorde à la diète de Ratisbonne le licenciement d'une partie de ses troupes, et le renvoi de Wallenstein.
5« Période suédoise. 1650-1655.
Gustave -Adolphe, menacé par l'Empereur, et encouragé par la France , le prévient en envahissant l'Allemagne. — Supériorité morale des Suédois sur les troupes mercenaires de l'Allemagne. Tactique nouvelle. Guerre plus impétueuse. Il se rend maître des places fortes , en suivant le cours des fleuves; il enlève à la maison d'Autriche tous ses alliés, avant de l'attaquer elle-même. H commence par lui fermer la Baltique, afin de mettre la Suède à l'abri d'une invasion. •— Alliance avec l'Angleterre, qui rappelle bientôt ses troupes.
1650, Gustave débarque en Poméranie, s'empare des places fortes de la Poméranie et du Mecklembourg , et bat les Impériaux. Ces premiers succès lui valent l'alliance de la France, qui lui promet un subside, 1651, et celle des Hollandais (qui sauveront la Suède , en 1659 , par leur victoire des Dunes).
Convention de Leipsick; troisième parti dans l'Empire. Ferdinand oppose Tilly à Gustave. Sac de Magdebourg. Le midi de l'Allemagne reste soumis à Ferdinand ; le nord ( Saxe , Brandebourg , Hesse-Cassel, etc.) s'allie à Gustave. Bataille de Leipsick ou de Breitenfeld. Gustave envahit les États des princes catholiques, tandis que l'électeur de Saxe doit attaquer la Bohême. Il bat le duc de Lorraine, pénètre en Alsace, soumet les électorats de Trêves, deMayenceetduRhin. 1652, Il envahit
TABLEAU CHRONOLOGIQUE DE L'HISTOIRE MODERNE
la Bavière. Passage du Lech et mort de Tilly..— - 1651-1652, Progrès des Saxons en Bohême. Wallenstein, rappelé par Ferdinand, les- chasse de ce royaume. ~I1 secourt la Bavière. Siège de Nuremberg.—Il envahit la Saxe. Bataille de Lutzen ; mort de Gustave-Adolphe, 1652.
1655-1654. La Suède continue la guerre sous la direction d'Oxenstiern. Il renouvelle Talliance avec la France , rétablit le 61s de Télectcur palatin , et se fait déclarer à Heilbron chef de la ligue des cercles de Franconie , de Souabe , du haut et du bas Rhin, 1655. — 1654, Conduite équivoque de Wallenstein ; ses projets ambitieux. Il est assassiné à Égra. Les Suédois battus par les Impériaux à Nordlingeo. 1655, Paix de Prague entre l'Empereur et rélecteur de Saxe.
4« Période française. 1655-1648 >.
Richelieu relève les Suédois, et divise les forces de la maison d'Autriche en déclarant la guerre à TEspagne. Il veut : 1« partager avec la Hollande les Pays-Bas espagnols ( 1655, Traité de Paris avec les Provinces-Unies); 9i^ reprendre le Roussillon ; 5« être maître des passages de l'Italie (traité de Rivoli avec les dues de Savoie et de Parme ) ; 4<* acquérir l'Alsace et Philipsbourg (1656, Traité de Compiègneavec les Suédois). Le 2«, le 5<'el le 4<>objet seront atteints : le premier sera manqué par la mauvaise volonté des Hollandais. — Les principaux théâtres de la guerre sont les frontières des Pays- Bas, les bords du Rhin, où la France fait des conquêtes durables , et l'orient de l'Allemagne, où les Suédois en feraient, si la France ne refusait de joindre ses armées aux leurs. — La période française se subdivise en deux parties, 1655-1659, et 1640- 1648*