‹ ŒuvresChapitre 90 sur 232 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

COUP D*0B1L SUR LB MONDE POLITIQUE, ANCIEN ET MO- DERNE, CONSlDtlt RELATIVEMENT AU BUT DE LA SCIENCE NOUVELLE.

La marche que nous avons tracée ne fut point suivie par Carthage, Capoue et Numance, ces trois cités qui firent craindre à Rome d'être supplantée dans l'empire du monde. Les Carthaginois furent arrêtés de bonne heure dans cette carrière par la subtilité naturelle de Tesprit africain, encore augmentée par les habitudes du commerce maritime. LesCapouans le furent par la mollesse de leur beau climat, et par la fertilité de laCampanie heureuse. Enfin Numance commençait à peine son âge héroïque, lorsqu'elle fut accablée par la puissance romaine, par le génie du vainqueur de Carthage, et par toutes les forces du monde. Hais les Romains, ne rencontrant aucun de ces obstacles, marchèrent d'un pas égal, guidés dans celte marche par la Providence, qui se sert de l'instinct des peuples pour les conduire. Les trois formes de gouvernement se succédèrent chez eux conformément à l'ordre

obtiennent cette égalité dans TÉtat populaire, ou sous la monarchie. Aussi voyons -nous le peu de gouvernements aristocratiques qui subsistent encore, s^attacher, avec on soin inquiet et une sage prévoyance, à contenir la multitude et à prévenir de dangereux mécontentements, {yieo,)

' Bodin avoue que le royaume de France, eut non pas un gouvernement, comme nous le prétendons, mais au moins une constitution aristocratique sous les races mérovingienne et carlovingienne. Nous demanderons alors à Bodin comment ce royaume 8*e8t trouvé soumis, comme il Test, à une monarchie pure. Sera-ce en Tertu d'une lai royaU par laquelle les paladins français se sont dépouillés de leur puissance en faveur des Capétiens, de même que le peuple romain abdiqua la sienne en faveur d'Auguste, si nous en croyons la fable

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