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cnvise des accidens auxquels il a succombé ? Je n'en ;n pu découvrir aucune autre, et je m'en tiendrais d'autant plus volontiers à celle-là , qu'un autre ouvrier de la même imprimerie , mais beaucoup pbis âgé, sujet aussi à tenir des caractères à la bouche, a é[)rouvé des coliques assez vives.
Quant au traitement, il est évident que ce qu'on appelle la médecine symptomatique est, dans ce cas, comme dans beaucoup d'autres, complètement inutile. Obtiendrait-on plus de succès des moyens propres à détruire les intus-susceptions ? d'abord on ne connaît point de moyens de ce genre 5 le mercure coulant, les balles de plomb, qu'on a conseillé de faire avaler au malade , ne feraient qu'augmenter le danger. L'introduciion d'un grand volume d'eau tiède , poussée avec une certaine force par l'anus, d'après les idées de Ùeha en et de CuUen ^ pour opérer une dilatation mécanique, n'est qu'un moyen précaire, en supposant même que l'on franchisse facilement la valvule du colon. La gastrotomie qu'on a aussi recommandée pour aller chercher la portion d'intestin imprégnée, irait plus directement au but. ]\Iais quel serait l'homme assez téméraire pour oser pratiquer une pareille opération sans être bien sur de l'existence, du nombre et du lieu des invaginations, trois choses qu'il est impossible de connaître avec certitude? D'ailleurs, quand on les
(359) connaîtrait, quand on pourrait, par ce moyen on par tout autre , effacer les intus-susceplions , cela suffirait-il pour opérer la guérison ? Je ne le crois pas 5 elles sont Teffet d'une cause qui a agi , qui peut agir encore par le canal intestinal, et qui, au degré d'intensité qu'elle a acquis, reformerait sans doute de nouvelles invaginations à mesure qu'on effacerait les premières. Il y a plus : en supposant que cette cause elle-même pût être dissipée avec ces intus-susceptions , la guérison serait encore fort douteuse , dans les cas du moins où le spasme aurait été d'une certaine durée , et porté à un certain degré. Ce n'est pas seulement dans les divers ordres de fièvres qu'une maladie subsiste et parcourt ses périodes, malgré que la cause qui l'a produite ait disparu. Les affections nerveuses suivent la même loi. Le tétanos, entr'autres, en fournirait un grand nombre de preuves. Je pense donc que le volvulus porté au degré où il l'était chez Louis Lacroix, est nécessairement mortel ^ mais j'ai beaucoup regretté que cet enfant eut été soustrait si promptement à mes premiers soins. D'après la cause lapins probable de sa maladie, les purgatifs que je me proposais de faire succéder au vomitif, en auraient vraisemblablement prévenu l'invasion.
N, B, Une portion d'intestin contenant encore les invaginations a été présentée à la Société,