‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 10 sur 433 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LÉONARD, Madame LÉONARD, RAYMOND, DORICOUR, HENRIETTE, MARIANNE.

MARIANNE, accouraiit.

Voici les gens de la berline. J'ai tout préparé dans le grand appartement. ( A Doricour et a sa flUe. } Entrez , monsieur ; entrez , mademoiselle. ( Aux la' quais qui suivent Doricour. ) Et vous autres , suivez-moi.

{Marianne sort ai'ec les gens de Doricour.) DORICOUR, entrant en scène.

Oh! oh! ce n'est pas moi qu'on tronqje, je suis fin. Monsieur l'aubergiste, bonne rlière, bon feu, bons

22 M. DE BOULANVILLK.

lits : nous resterons chez vous plus d'un jour. ( A sa fille. ) Corblcu ! mon enfant , ne crains rien ; le bonheur de ma fîlle, voilà mon premier devoir, et tu peux t'en rapporter à ma tendresse et à ma sagacité.

HENRIETTE

Je connais l'une et l'autre, mon père; mais ne serait-il pas possible que nous ne vissions pas les choses précisément de la même manière? et comme c'est mon bonheur que vous désirez.... {^Apercevant Raymond.^ Ah!

DORICOUR.

Eh bien! qu'as-tu donc?

HENRIETTE

Eh, mon dieu! mon père, voilà une rencontre

une rencontre bien singulière... Monsieur est ce jeune homme que j'ai vu au bal.

DORICOUR.

Ce monsieur Raymond dont ma sœur et toi n'avez cessé de me parler?

MADAME LÉONARD, Cl part.

Ah ! la tante et la nièce en ont parlé au père.

RAYMOND

Rencontre bien heureuse pour moi , Mademoiselle.

DORTcouR, a Raymond.

Monsieur, j'ai bien riionneur,... {A sajîlle.) Une ligure fort intéressante.

HENRIETTE

Monsieur loge dans cette auberge ?

Monsieur ne fait que passer ; il va chez sa mère , à trois lieues d'ici.

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