‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 132 sur 433 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

MARIANNE, SOPHIE, DUPARC, madamf DERVIGNY.

DUPARC

Vous me voyez ravi , enthousiasmé. S'il faut en croire tous ceux que j'ai interrogés, je ne saurais mieux choisir.

MADAME DERVIGNY

Prenons garde que Sophie ne nous entende.

DUPARC

Et pourquoi nous cacherions-nous d'elle?

MADA.ME DERVIGNY.

En effet; n'avons -nous pas intérêt à ce qu'elle lui paraisse aimable ?

DTjpARC , s'approchanl de Sophie qui se levé.

Bonjour , ma chère enfant; laisse donc là ton ouvrage. Eh bien ! comme ta bonne maman te l'avait annoncé , nous aurons un nouveau convive , un jeune homme.

SOPHIE

Un jeune homme!

DO PARC

Plein d'esprit, du meilleur ton, fort instruit, d'une conduite exemplaire, joignant aux qualités essentielles qui constituent l'honnête homme , tous les petits talents qui font l'homme aimable. Il danse à ravir, il chante avec goût, il fait des vers, il dessine.

MADAME DER VIGNY, bos CL DuparC.

Doucement donc; vous en dites tant de bien, qu'elle va l'aimer avant de l'avoir vu. (^Haut.) Certes, je suis loin d'avoir des idées sérieuses sur ce jeune homme ; cependant, s'il a réellement tout le mérite qu'on nous annonce... qui sait?...

DUPARC, bas à madame Dervigny.

Eh! mais c'est vous qui en dites beaucoup trop. [Haiit^ J'étais fort lié avec son père. Il se nomme Philibert. Il m'a fait une visite, et je l'ai invité. SOPHIE, CL Marianne.

C'est lui.

Je suis étonné qu'il ne soit pas encore arrivé; j'aurais voulu le faire causer, l'éprouver en attendant le reste de la société.

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