‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 143 sur 433 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

DUPARC, PHILIBERT cadet.

PHILIBERT CADET, parlant de la coulisse. Je suis beau joueur, monsieur Pastoureau, et je ne m'en irai pas sans vous donner votre revanche.

DUPARC

Le billard a donc bien de l'attrait pour vous, jeune liomme ?

PHILIBERT CADET

Beaucoup d'attrait, je ne m'en cache pas. Avezvous vu comme j'ai lestement gagné cette première partie? Je pourrais céder des points à Télève du café Turc. Laissons cela. Vous avez désiré me parler.

DUPARC

Oui, monsieur.

PHILIBERT CADET

Moi-même , j'ai de grands projets à vous confier.

Eli bien! monsieur, causons.

PHILIBERT CADET

Causons.

DIP ARC.

C'est d'après le témoignage de plusieurs de vos amis que nous avons cherché à faire connaissance avec vous.

PHILIBERT CADET

De plusieurs de mes amis !

DUPARC

Oui.

PHILIBERT CAUET.

C'est possible. J'ai cru qu'il n'y en avait qu'un ; tant mieux s'il y en a plus.

DUP ARC

Tous m'ont vanté vos excellentes qualités.

PHILIBERT CADET

Monsieur, ces amis-là sont bien bons, et je leur ai beaucoup d'obligation. /

DU PARC

Mais pour que nous vous accordions tout-à-fait notre estime , il est bon que vous vous fassiez connaître par vous-même.

C'est juste. Je vous dirai d'abord, monsieur, pour vous rendre votre politesse , qu'on m'a parlé de vous (^omme d'un homme plein de probité, fort habile, et qui, ayant la confiance de plusieurs très-riches particuliers, pouvait être très -utile aux jeunes gens qui voulaient faire des affaires.

DTÎP A RC.

Plaît-il, monsieur?

PHILIBERT CADET

Oh ! c'est la vérité. Yous avez beau repousser l'éloge, je sais que vous le méritez. Quant à moi, vous avez connu mon père; ainsi je n'ai rien à vous apprendre sur ma famille. J'ai eu, comme tant d'autres, une jeunesse un peu dissipée. Il est temps de mettre un terme à mes fredaines et à mes caravanes. Quand on a de l'ame et des sentiments, on ne doit jamais perdre courage.

DL'PARC

Eh! mais, voilà des aveux....

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