SCÈNE IX
PHILIBERT aîné, COMTOIS, MARIANNE.
COMTOIS
La voilà , monsieur ; je lui ai parlé avec tant d'éloquence ! J'étais si pénétré de votre situation ! ( A Marianne. ) Venez , venez , mademoiselle. .. madame , veuxje dire; le mauvais sujet n'y est plus; il n'y a que mon maître.
MARIANNE
Mais si mon mari allait me surprendre !
PHILIBERT aîné.
Ah ! de grâce , daignez vous intéresser à moi. J'aime, j'adore votre jeune maîtresse; je ne vous demande rien contre vos devoirs. Ce n'est pas auprès d'elle que j'ose encore réclamer votre appui ; non , c'est auprès de son père , de sa bonne maman.
Yous voyez, nous sommes d'honnêtes gens; c'est aux parents que nous vous prions de nous adresser.
MARIANNE
Eh bien! à la bonne heure; voilà un jeune homme qui s'exprime avec grâce.
PHILIBERT aîné.
Qu'ils consentent à me voir.
COMTOIS
Qu'ils ne nous rendent pas victimes de la mauvaise conduite qu'un autre a pu tenir dans leur maison.
ti^8 LES DEUX PHILIBERT.
PHILIBERT A l N É.
Il y aurait de l'injustice....
COMTOIS
De l'inhumanité.
PHILIBERT aîné.
Vous paraissez si bonne !
COMTOIS
Vous êtes si gentille !
MARIANNE
Eh! mais, vraiment, le maître et le valet sont trèsaimables.