SCÈNE VIII
PHILIBERT AmÉ, PHILIBERT cadet.
PHILIBERT CADET
Oui , reprends courage ; nous te restons : veuxrtu que j'affronte la colère du père, celle de la grand'mère, de la jeune fille, que je m'accuse, que j'appelle en duel ce monsieur Pastoureau?
PHILIBERT AIÎfÉ.
Eh! non, je t'en prie, je t'en conjure; tu ne m'as déjà fait que trop de mal ; ne te mêle de rien ; retourne à Paris.
PHILIBERT CADET
Comment ? que je ne me mêle de rien ! Eh quoi ! lorsque, je suis guidé par l'amour fraternel le plus pur, le plus désintéressé.... Tu as raison; je gâterais tout, j'en suis capable ; mais je suis trop inquiet. Au lieu de retourner à Paris, je rentre au billard, et je t'en prie, tiens-moi au courant de ce qui t'arrivera. Si tu as besoin de moi , je suis là. INIon pauvre frère ! quelle désolation pour moi ! tiens , vois-tu mes larmes ? ( 7/ pleure et s'essuie les yeux avec son mouchoir. ) Bonne chance, c'est ce que je te souhaite, et à moi aussi. Mais je suis plus sûr de mon fait que tu ne l'es du tien. Je gagnerai au billard , c'est certain. Epouseras-tu ta maîtresse? c'est douteux. Sur- tout ne retourne pas à Paris sans moi.
( // rentre au billard. )
PHILIBERT aîné, Seul.
Sa main promise à un autre ! et Clairville lui-même