‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 20 sur 433 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

DORICOUR, LÉONARD, Madame LÉONARD.

DORICOUR.

Je reste confondu.

MADAME LÉONARD

Et moi donc, monsieur.

36 M. DE BOULANVILLE.

LÉONARD, a part.

Voilà deux hommes bien modérés dans leurs passions.

DORICOUR.

Est-il possible que ce soit du même homme qu'on fasse deux portraits si différents?

MADAME LÉONARD

Par ma foi, ces gens-là nous jettent dans une grande perplexité.

DORICOUR.

Suivant celui-là, c'est le meilleur des hommes.

Si l'on en croit celui-ci, c'est un homme pervers, égoïste et sans foi.

DORICOUR.

Est-ce qu'il y en aurait deux?

LÉONARD

Eh! non, je vais vous expliquer...

MADAME LÉONARD, iiiteiTOiTipant soii mari. Et pourquoi voulez -vous empêcher monsieur de croire qu'il y en a deux?

LÉONARD

Comment, pourquoi?

MADAME LÉONARD

Établis depuis un mois dans le canton, connaissonsnous tous les propriétaires des environs? Quant à moi, d'après le rapport des deux hommes qui nous quittent, je ne serais pas étonnée qu'il y en eût deux.

DORICOUR

Deux frères, peut-être.

MADAME LÉONARD

Ou deux cousins.

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