‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 315 sur 433 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

MONTGRAVIER, SAINT -PHAR, CLÉMENCE, Madame MONTGRAVIER.

MONTGRAVIER, entrant en scène avec Saint- Phar et Clémence.

H-H ! La Pierre; qu'on avertisse madame. Dites-lui que c'est notre cousin, notre ami, le bon Saint -Phar qui nous arrive.

M AD AIME MONTGRAVIER, arrivant d'un autre cote.

Est -il vrai? Monsieur de Saint-Pliar à Paris, avec sa fille!

SAINT-PHAR

Oui , mes chers amis , c'est moi-même , et c'est pour ma Clémence que j'ai fait le voyage. 11 y a six mois qu elle est sortie du couvent et qu'elle m'aide à faire les honneurs de ma maison

/,o8 LES ANCIENS AMIS.

MADAME M ONTG RAVIER.

Oui; étant commandant pour le roi dans votre petite ville, vous y tenez un grand état.

SAINT-PHAR

Elle brûlait du désir de voir Paris ; je me suis décidé tout d'un coup, et je viens loger chez toi, mon cher Montgravier. J'aurais pu vous prévenir , j'ai mieux aimé vous surprendre.

MADAME MONTGRAVIER.

Aimable surprise ! L'appartement que vous occupiez à votre dernier voyage est tout prêt. Vous êtes donc bien contente d'être à Paris , ma belle demoiselle ?

CLÉMENCE

N'était -il pas naturel que je fusse curieuse de faire connaissance avec les amis que mon père y a laissés, sur-tout avec de bons parents comme monsieur et madame Montgravier?

MONTGRAVIER.

Trop heureux de lui rendre l'accueil qu'il me fit, lorsqu'il y a trois ans j'allai le voir dans sa citadelle!

Page 1