ACTE II, SCENE III
prompt à vous rendre votre politesse. Je serai trop heureux, si ma société peut contribuer à vous faire trouver quelque agrément dans notre pays. (Montrant Henriette.^ Serait-ce mademoiselle votre fille?
DO RI COL R
Oui, monsieur.
BOUL ANVI LLE.
Il y a un air de famille. Nous autres gentilshommes campagnards, nous sommes un peu gauches en fait de compliments; mais, sur mon ame, je ne crois pas que, dans toute notre province, il y ait une personne qui approche de mademoiselle pour la grâce et pour la beauté.
DORICOUR.
Il est galant.
BOULAN VILLE.
Quelle est la terre dont monsieur a fait l'emplette?
DORICOUR.
La terre de Montfort, à trois lieues d'ici , sur la route de Beaugency.
BOUL ANVILLE
Une très-belle propriété. Cela touche à la ferme d'une madame de Fondbelle, une veuve sur le retour, fort coquette. (^Riant assez niaisement.^) Au surplus, quelle femme ne Test pas ?
HENRIETTE, Cl son père.
Est-ce encore là de la galanterie ?
BOUL AN VI LLE
J'entends par coquetterie ce désir de plaire qui est comme inné chez toutes nos dames... Monsieur comptet-il habiter le pays toute l'année?
DORICOUR.
Non; j'ai gardé ma maison à Paris.