Tome Fil
5o M. DE BOULAINVILLE.
BOULANVILLE.
Ah! Monsieur est de Paris?
J'en arrive, monsieur.
BOULANVILLE.
Eh bien', monsieur, quelles nouvelles? Nous ne lirons que tlemain les journaux d'hier.
DORICOUR.
Eh! mais, monsieur, à Paris, comme dans toute la France, on se réjouit du retour de la paix, on se console des peines passées par l'espérance d'un meilleur avenir.
BOULANVILLE.
Ah! monsieur, il était temps que cela finît. Toutes ces dissensions nous ont-elles fait assez de mal|? J'étais bien jeune quand elles ont commencé. Je conçois qu'au degré oii déjà les lumières étaient parvenues, de grands changements d'administration étaient nécessaires.
DORICOUR.
Monsieur, à ce qu'il me paraît, était partisan de ces changements?
BOULANVILLE.
Mon dieu! non, monsieur.
DORICOUR.
Vous les blâmiez?
BOULANVILLE.
Mon dieu! non, monsieur.
DORICOUR.
Oh! oh! Et quelle était donc votre opinion.' qu'ave/vous fait?...
Moi, monsieur, j'ai fait mes récoltes, j'ai chassé dans