‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 325 sur 433 · SAINT-PHAR, VILLENEUVE · texte numérisé non relu

SAINT-PHAR, VILLENEUVE

VILLENEUVE

Il est donc vrai? C'est lui-même! Mon cher Saint- Phar!

SAINT-PHAR, en l'embrassant.

Mon cher Villeneuve ! Voilà mon véritable ami !

VILLENEUVE

Quel heureux hasard t'amène à Paris? Ta fdle est avec toi? Quel éloge mon fils m'a fait d'elle à son retour! Il faut qu'il vienne, qu'il obtienne un congé. Comme il se loue de l'accueil qu'il a reçu de toi! comme il est épris de ta Clémence!

4ao LES ANCIENS AMIS.

SAINT - PH AR

Et je peux t' avouer en confidence que ma fille n'a pu rester insensible au mérite de ton fils.

Quel bonheur de voir nos enfants si bien d'accord, pour accomplir les doux projets que nous avons formés sur eux dès leur naissance!... 11 fallait venir loger

chez moi.

SAINT -PH AR

Montgravier est mon parent; à tous mes voyages j'ai demeuré chez lui. Cette fois pourtant, j'aurais peutêtre mieux fait d'aller ailleurs.

VILLENEUVE

Pourquoi?

SAiNT-PHAR, après un moment de silence.

Mon cher Villeneuve, dis -moi, je te prie, quel homme est aujourd'hui ce Vanglas qui fut jadis notre ami, qui joue un rôle si important dans l'Etat, et qu'on attend ici à souper?

VILLENEUVE, SOUliaUt.

Vanglas?

SAINT-PH AR

Il peut m'être utile ; il peut me nuire : je viens d'en causer avec Montgravier et Dervière. L'un m'en a dit un bien....

VILLENEUVE

Montgravier; son agent, son complaisant, ami de tout le monde, trouvant tout le monde honnête et bon.

SAJNT-PIIAP.

L'autre m'en a dit un mal....

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