‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 356 sur 433 · ACTE II, SCÈNE VIII. 45j · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII. 45j

VAJYGLAS.

Ah! ouf, le bien de l'État! on se sert de ce o.and mot pour couvrir son ambition personnelle ; mais moi.... \ous ne me connaissez pas, Durand: crovezvous que je tienne à tout cet éclat qui m'environne? Eh. mon dieu! une vie obscure, une paisible médiocrité... Je serais plus heureux.... et plus riche : car enfan je me trouve forcé par mon rang à des dépenses l ril'n T encore? Rien que l'homme de confiant de 1 abbe Dubois qui n'est pas encore premier ministre

an'd!""'"?''"' "' '"""' ^'^ J"^^"^ apparemment' quils peuvent se passer de moi.... Après.?

DURAJVD.

Voilà un billet d'un monsieur Villeneuve qui doit aussi revenir et qui m'a laissé les titres d'une veuve pour laquelle il sollicite une pension.

VA2VGLAS, prenant vwemcnt les papiers et les

examinant.

Villeneuve! Je veux tout faire pour lui, je tiens beaucoup a ce qu'il ait bonne opinion de moi { pZ courant les papiers ) Je „>ai pas besoin d'examiner les titres. Ecrivez, eenvez bien vite au secrétaire d'état de la guerre une lettre pressante pour la veuve.... {Che^hantle nom sur /es papiers.) Duplessis. Sa demande est de toute justice (Bemenn,,, L, In tnhl^ \ rv- J"""-t^- ynemetlant les papiers sur

la table.) Des que monsieur Villeneuve paraîtra , qu'on ne le fasse pas attendre. Je le reconnais là; tou ours occupe des autres. Lui et Saint-Phar, voilà ceux de mes anaens am,s que j'estime le plus. J'espère que

JeZeTr T" '"^ "'*'' "'■■■■ ^°- -- -ri'?

autres ;,t.T '""""'" "-""""-^ Q"^"«^ ^""t '^^ auttes lettres ? {Apres a,oir signé et se rosseront.) Et

ma femme qui me prépare une fête ! C'est bien le moment, quand on m'abreuve de dégoûts.

DURAND, ayant décacheté une lettre.

Le ministre attend monsieur à dîner aujourd'hui.

VAN G LA. s.

Plaît-il? Le cardinal! {Prenant la letti^e^ Donnez, Ah! il s'en avise; à la bonne heure.... Et son billet est écrit du style le plus amical.... Il a un nouveau travail à me confier : il veut lui-môme m'annoncer une nouvelle faveur.... Nous verrons. Vous avez raison, Durand, on se doit à son pays; et quand les dépositaires de l'autorité réclament vos talents et vos services, on ne peut se dispenser.... J'irai.

DURAND, a paît.

Adieu les projets de retraite.

V A N G L A s , souriant dhin car satisfait.

Voilà une circonstance qui favorise les petits desseins de ma femme ; n'est-ce pas , monsieur Durand ?

DURAND

Comment, monsieur?

VANGLAS.

Eh ! oui ; pendant mon absence on pourra s'occuper des préparatifs de ma fête; allons, je ne veux rien savoir , je ne dois rien savoir. Poursuivons. Vous avez écrit pour ce commis qu'on veut révoquer, pour cette danseuse qui veut entrer à l'opéra , et pour cet auteur qui veut être de l'académie?

DURAND, en montrant les lettres a signer.

Monsieur peut voir.

VANGLAS.

Elle est vive et piquante, cette petite danseuse. Je

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