‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 386 sur 433 · MADAME VAN GLAS · texte numérisé non relu

MADAME VAN GLAS

Mais elle m'importe beaucoup à moi ; et ce qui m'importe encore plus , c'est que mon mari ne se donne pas l'odieuse couleur d'un ingrat.

Qui , moi ? ingrat !

MADAME VANGLAS.

Voyez un peu, vous m'en dites du mal; et, pour vous faire ma cour, je venais vous en dire du bien.

VANGLAS.

C'est bien prendre son moment !

MADAME VANGLAS.

Tout-à-l'heure j'étais avec ces dames sur la terrasse du jardin, lorsque le ministre, qui passait dans son carrosse, m'a reconnue et nous a saluées de la manière la plus gracieuse. Il a beaucoup remarqué la jeune Clémence.

VANGLAS, à part.

Fort bien! il remarque la fille et proscrit le père... ( Haut. ) Pardon encore une fois , madame ; mais de grâce , laissez-moi.

(// s'assied près d'une table.)

Allons, allons, que je ne vous dérange pas. {A part.) Je voudrais pourtant bien qu'il passât dans son cabinet ; il me gêne pour les préparatifs de notre fête. [Appelant Lebrun qui passait dans le fond du théâtre.) Ali! Lebrun. [Toujours à part.) Il faut toujours tout arranger dans le jardin. { Elle appelle.) Lebrun î

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