A.CTE IV, SCÈNE VIII
crètement, sans que nous soyons obligés de nous confier a aucun autre domestique.
MOjN TGRAVIER.
Ce qui est fort essentiel. Ce soir même, il apportera chez vous leurs effets , leur bagage. Ma femme et moi nous serons désolés de vous perdre , ma chère cousine; mais le salut de votre père....
VILLENEUVE
Et demain , vous et moi , nous emploierons tous nos efforts pour obtenir justice et réparation à notre ami.
SAINT-PHAR
Ah! si, pour combler notre bonheur, vous pouviez faire sauter Dubois!
MONTGRAVIER.
Pour Dieu ! Saint-Phar , finissez vos blasphèmes. Vous voyez oîi ils vous ont conduit.
VILLENEUVE
Tout est convenu, tout est prévu. Vous consentez, vous approuvez. La clef du petit appartement ?
Voici madame de Vanglas.
VAWGLAS.
Il ne faut pas qu'elle voie Saint-Phar.
VILLENEUVE, montrant le cabinet.
Eh bien ! qu'il entre là.
VANGLAS.
Non , mon secrétaire y est encore. ( Montrant la porte par laquelle Saint-Phar est entré. ) Là , pour un moment.
CLÉMENCE
Oui, là, pour un moment.
5io LES ANCIENS AMIS.
SAiNT-PHAR, emmené par Montgravier.
Morbleu! il faut que j'aime bien ma fille pour me résoudre à me cacher.
(7/ sort.)
VILLENEUVE
Mettons sur-le-champ notre plan à exécution.