ACTE IV, SCÈNE XVI. jiq
MADAME MONTGRAVIER.
Viai modèle d'amour conjugal.
Homme d'état, homme aimable.
DERVIÈRE.
Le meilleur des amis.
V A N G L A s , à part.
Ah ! que ce concert d'éloges m'importune. ( Haut. ) Mes amis, mesdames, je suis touché.... (^ A part.) Si j'excepte ma femme, y a-t-il là un cœur sincère ? {Toujours a part) et en promenant les jeux sur les personnages quijont cercle autour de lui^ Oh ! non , presque tous flatteurs, intéressés, prenant la figure de la circonstance....
MADAME VANGLAS, à monsieur et à madame Dêsormeaux , qui étaient corifondus dans la Joule. Allons, avancez.
MADAME DÉsoRMEAUx , présentant son bouquet. Mon parrain...
DÉSORMEAUX, présentant son bouquet.
Monsieur de Vanglas....
VANGLAS, avec amitié.
Venez, mon cher Désormeaux, ma chère filleule. [A part.) Ah! voilà donc de vrais amis!
DÉSORMEAUX
Recevez nos vœux.
MADAME DÉSORMEAUX
Notre hommage.
DÉSORMEA.UX.
Puissiez - vous toujours jouir d'un bonheur égal à celui que vous avez versé sur nous!
VANGLAS.
Bons jeunes gens ! Je suis heureux en les voyant. VILLENEUVE, qiù^ peiiclcint le dialogue précédent, a
pris un bouquet et a causé vivement avec plusieui^s
personnes de la société, présentant d'une main son
bouquet, et de Vautre Clémence.
Yanglas , vous avez acquis une haute place dans mon estime, et voici notre aimable Clémence. V A IV G L A s , troublé.
Mademoiselle.... {^A part.^ L'aspect de cette jeune personne me déchire.
CLÉMENCE, présentant son bouquet.
Je ne vous connais que depuis bjen peu de temps, et personne ne vous doit plus de reconnaissance.
V ANGLAS
Mademoiselle....
DERVii::RE, a part.
La fille de Saint - Phar à la fête ! Que diable cela veut-il dire? Ahî... elle est jolie...
M A D A 31 E V A N G L A s , à Clémence. Cette chère Clémence! (^ madame Montgfnviet .) Yous ne nous en voulez pas de vous l'enlever, madame Montgravier ?
31 AD AME MONTGRAVIER.
Qui? jNIoi , madame! (A part.) Au moins ne me prendra-t-on plus pour sa mère.
VANGLAS, a part , pendant que tous les autres personnages causent entre eux.
On jouit de trouver une juste et sincère reconnaissance ; on supporte avec répugnance le témoignage de celle qui est fausse ou intéressée; mais recevoir des