SCÈNE IX
DORICOUR, RAYMOND, Madame LÉONARD, HENRIETTE , DUHOUSSAYE.
DORICOUR, a Duhoiissaye.
Vous venez à propos , brave homme ; vous allez trouver ici quelqu'un de votre connaissance, riiomme que vous estimez par-dessus tous les autres.
DUHOUSSAYE.
Qui donc ? monsieur de Boulanville ?
DORICOUR.
Lui-même; le voilà.
70 M. DE BOULANVILLE.
DUHOUSSAYE , allant a Raymond avec transpoH, et devenant stupéfait en le voyant.
Ah! mon cher protecteur... mon cher bienfaiteur... Monsieur... j'ai bien l'honneur de vous saluer.
DORICOUR.
Eh bien! quoi? qu'est-ce?... Vous voilà tout stupéfait.
RAYMOND, a part.
Que je souffre !
MADAME LÉONARD, Cl part.
Je devais m'y attendre.
DUHOUSSAYE.
C'est là le monsieur que vous appelez Boulanville?
DORICOUR.
Eh ! quoi ? ne le reconnaissez-vous pas ?
DUHOUSSAYE.
Monsieur peut être un fort honnête homme; mais...
DORICOUR.
Ce n'est pas l'homme généreux dont vous m'avez parlé ?
DUHOUSSAYE.
Non , parbleu !
DORICOUR.
Que veut dire ceci? M'aurait-on trompé? Oui,
on m'a trompé... La confusion du jeune homme, l'embarras de l'hôtesse... Morbleu!...
RAYMOND, a madame Léonard.
Vous voyez dans quel abyme vous me plongez.
DUHOUSSAYE.
Oh ! oh ! il paraît que ma déclaration vous cause à tous surprise, chagrin, colère; vous êtes donc bien «uricux de coiniaitre monsieur de Boulanville?