ACTE 11, SCÈJNE XL
modeste , généreux ; s'il plaît à votre fille et à vousmême? Que je voudrais que mon mari luj, ressemblât! Mais qu'est-ce que je dis? mon Léonard a bien quelques défauts ; mais il est bon homme , et j'en suis contente ; et franchement, est-ce vous conduire en homme prudent et raisonnable, d'exposer le bonheur de votre fille pour accomplir les derniers vœux d'un ami? Encore , si vous étiez un homme avide ou pauvre ; si vous songiez à retenir la fortune qui vous a été léguée : mais non , vous voulez la rendi>e ; vous êtes riche , vous êtes désintéressé. Et, par un bizarre entêtement, passez-moi le terme , vous devenez , sans le vouloir , un aussi mauvais père que ceux qui tyrannisent leurs enfants par cupidité ou par vanité.
DORICOUR-
Combien ce jeune homme vous a-t-il promis, vous a-t-il donné pour défendre si bien ses intérêts ? Vous entendez bien qu'après un pareil tour, je ne suis pas assez sot, pour rester dans votre maison. Dès que Duhoussaye sera revenu, je vous quitte pour aller m'établir à cette autre auberge.
LÉONARD
Au Cheval-Noir! Vous iriez au Cheval-Noir! chez mon ennemi ! Morbleu î madame , vous voyez comme vous compromettez ma maison, ma réputation.
MADAME LÉONARD
Allons, tout le monde s'en prend à moi.
76 M. DE BOULANVILLE.