ACTE II, SCÈNE XIII
DUHOUSSAYE.
Ne VOUS compromettez pas avec cet homme-là, mon cher protecteur. Qu'en voulez-vous dire? Oui, monsieur de Boulanville est connu pour ce qu'il est par tout le monde, c'est-à-dire, pour un homme juste, ohligeant, charitable.
BOllLANVILLF.
C'est vrai.
MADAME LÉ O N A JU) , (l part.
c'est égal ; les injures de l'un amortissent les louanges que lui donne l'autre.
DORicouR, a Duhoussaye.
Je n'en reviens pas. Répondez-moi : où est l'hoimête homme dont vous m'avez parlé !
DUHOUSSAYE , inoiUraiit Boulanville.
Le voici.
DORICOUR, a Berirand.
Où est l'homme dont vous n)'avez dit tant de mal.
BERTRAND, Dioiitraiit BoulanvUle.
Tje voilà.
DORICOUR.
Quoi ? le même !
Eh' oui, monsieur, le même, qui n'est ni meilleur ni plus méchant qu'un autre; car il faut que je dise la vérité, enfin : il n'y en a qu'un.
DORICOUR.
Il n'y en a qu'un ! {A madame Léonard.) Ah ! traîtresse !
BERTRAND
Je ne sais s'il y en a deux. Je crois qu'il n'y en a t)u'un , et c'est beaucoup trop.
8o M. DE BOULANVILLE.
Oui; il n'y en a qu'un, et c'est grand donnnage. Il serait bien à souhaiter qu'il y eût beaucoup d'hommes de cette trempe,
jMaître Bertrand, vous vous oubliez. Duhoussaye, je vous remercie de votre zèle. {^1 Doricour.) Monsieur, ce n'est pas sans doute pour assister à une pareille scène que vous avez désiré ^ij^g^voir. Je suis pressé ; que me voulez- vous? '^'-
DO RI COUR
Ce que je vous veux? Ma foi'i^ monsieur vous le
saurez; mais pour l'instant je ^^ crois pas devoir m'expliquer :%X^^
BOULAIVVILLE^
C'était bien la peine de me déranger de ma pêche... j'v retourne. Quand il vous plaira de me parler, vous savez oii je demeure.... Je suis votre serviteur.
SCÈNË^XIV.
DORICOUR, LÉONARD, Madame LÉONARD, DUHOUSSAYE , BERTRAND.
DORTCOU R.
Mais lequel de vous deux dit la vérité?
BERTRAND et DUHOUSÇAYE, ensemble.
C'est moi.
DUHOL'SSAYE.
Voulez-vous des faits? Il est prouvé qu'une vieille cousine de sa mère ne subsiste que par une rente viagère qu'il a eu la générosité do lui assurer.