SCÈNE IV
LÉONARD, DORICOIJR, HENRIETTE, Madame LÉONARD.
MADAME LÉOiNARD.
J'espère que monsieur ne songe plus à cet homme-là.
Une promesse de mariage à une autre femme ?
MADAME LÉONARD
Je ne parle pas de la valeur du titre; je veux bien le croire nul , comme l'avocat de madame de Verbois. Mais quels sont les hommes qui signent des promesses de mariage? Des libertins, s'ils ont affaire à déjeunes personnes ; des hommes cupides, s'ils s'adressent à des femmes sur le retour. Voyez dans quelle classe il vous plaît de le ranger.
92 M. DE BOULANVILLE.
DORICOUR.
C'est un obstacle. Ce n'est pas que nous puissions en faire un crime à Boulanviile; il ne nous connaissait pas ; il ne sait même pas encore que je songe à lui. Et puis, c'est cette femme qui avance le fait. Cette promesse exisle-t-elle? il faudra la voir.
MADAME LÉOINARD.
C'est cela. Monsieur est trop prudent pour agréer la recherche de monsieur de Boulanviile , avant d'avoir la preuve bien authentique , que cette femme n'a aucun droit.
DORICOUR.
Je sais ce que j'ai à faire, madame.